Grève dans l’Éducation : au lycée Donka, les enseignants assurent les cours malgré les perturbations dans d’autres écoles.

Alors qu’une partie de l’intersyndicale de l’éducation, notamment le FSPE et le SNE, a déclenché une grève ce lundi, plusieurs établissements scolaires de Conakry ont connu des perturbations. Au lycée Donka, cependant, certains enseignants ont décidé de maintenir les cours. Parmi eux figure Moustapha Soumah, professeur d’histoire et cadre du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG).

Interrogé sur sa présence en classe malgré l’appel à la grève, l’enseignant affirme assumer pleinement ses responsabilités :

« Je suis en classe parce que je suis d’abord enseignant, et en même temps syndicaliste. Je suis le premier secrétaire chargé des conflits, revendications et négociations au sein du SLECG, et négociateur au sein de la plateforme que nous défendons ensemble », a-t-il expliqué.

Pour Moustapha Soumah, rien ne justifie pour le moment une rupture du dialogue avec les autorités.

« Nous avons défendu la plateforme jusqu’à un certain niveau, et il n’y a aucun blocage nous empêchant de poursuivre les discussions. Nos camarades qui ont déclenché la grève sont indépendants, nous leur concédons cela. Mais au niveau de l’intersyndicale, nous n’avons trouvé aucune raison valable de bouder le dialogue. Nous avons préféré continuer les échanges tout en maintenant les cours », a-t-il ajouté.

Poursuivant, le professeur assure que les activités se sont déroulées normalement au lycée Donka. Selon lui, les incidents signalés dans d’autres écoles seraient dus à des individus cherchant à semer la confusion.

« Depuis 8 heures, nous sommes en classe et nous donnons les cours normalement. Concernant les incidents dans certains établissements, je peux dire sans risque de me tromper que ce sont des personnes proches de ceux qui ont appelé à la grève, parce qu’ils ont constaté qu’elle n’a pas réussi. Ce matin, tout était calme. Mais, comme souvent, ceux dont la grève échoue tentent de créer la psychose », a précisé Moustapha Soumah.

 

Par Mimi Bangoura, pour lerenifleur224.com