Tantie Pouponne bouleversée : “On renvoie des enfants pauvres de l’école pour 20 000 francs”
Figure emblématique de la télévision guinéenne dans les années 90, Fatima Traoré, plus connue sous le nom de Tantie Pouponne, a marqué toute une génération avec son émission éducative pour enfants « Petit à petit ». Aujourd’hui, cette voix bienveillante et familière revient sur le devant de la scène, non plus pour divertir, mais pour dénoncer une réalité inquiétante : l’exclusion d’élèves issus de milieux défavorisés pour des raisons financières.
Dans un message poignant publié récemment sur son compte facebook, Tantie Pouponne raconte une scène bouleversante qu’elle a vécue il y a quelques jours :
« Ce matin, en me rendant au cyber, j’ai été interpellée par cinq jeunes filles, entre la 3e et la 4e année, élèves d’une école publique. Elles m’ont dit : “Madame, aidez-nous. La direction de l’école nous a mises dehors parce que nous n’avons pas payé les 20 000 francs destinés à l’EPEAE.” »
Choquée, l’ancienne animatrice a pris le temps de vérifier l’information. Après enquête, elle confirme que les faits étaient bel et bien réels. Émue par la détresse de ces fillettes, elle a décidé de payer personnellement les frais de scolarité des cinq jeunes élèves.
« Ce qui m’a le plus touchée, confie-t-elle, c’est la situation de ces enfants : l’une est orpheline et vit avec sa grand-mère malade, une autre est hébergée chez des voisins, une troisième chez une camarade. Comment peut-on exiger 20 000 francs à des enfants qui n’ont même pas de quoi se nourrir ? »
Ce cri du cœur de Tantie Pouponne met en lumière une problématique plus large : la précarité des familles et les pratiques parfois abusives dans certaines écoles publiques. Pour cette mère et grand-mère de cœur, il est urgent que les autorités éducatives se penchent sur la question afin de garantir à tous les enfants, sans distinction sociale, un accès équitable à l’éducation.
« Ce genre de pratiques, j’en suis convaincue, existe dans de nombreuses écoles publiques. Que faire pour ces enfants issus de familles pauvres ? J’ai besoin de vos avis, et surtout de propositions de solutions », conclut-elle.
Son message, empreint d’émotion et de sincérité, a rapidement trouvé un écho sur les réseaux sociaux, où de nombreux citoyens et associations ont exprimé leur soutien. Tantie Pouponne, fidèle à son engagement pour la jeunesse, rappelle ainsi que l’éducation n’est pas un privilège, mais un droit fondamental.
Par Rama Fils, pour lerenifleur224.com