C’est avec solennité et émotion que Dr Dansa Kourouma, Président du Conseil National de la Transition (CNT), a réagi ce lundi 29 septembre 2025 à la promulgation de la nouvelle Constitution guinéenne par le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya. Adopté par référendum avec un taux de participation de 86,42 % et un vote massif en faveur du « oui » (89,38 %), le texte marque, selon lui, « un élan d’espoir pour la Guinée ».
Dans une déclaration empreinte de reconnaissance, Dr Kourouma a d’abord rendu grâce à Dieu pour ce qu’il qualifie d’« instant historique », soulignant le rôle déterminant du divin dans l’aboutissement de ce processus politique majeur. Il a ensuite exprimé sa reconnaissance au chef de l’État pour la confiance accordée au CNT, saluant « la liberté et l’indépendance » garanties à l’institution tout au long de la rédaction de la nouvelle Loi fondamentale.
Le Président du CNT a insisté sur le caractère inclusif et participatif du processus d’élaboration du texte constitutionnel, évoquant la contribution active d’une large diversité d’acteurs : organisations socioprofessionnelles, autorités religieuses, sages, anciens responsables politiques, diaspora et médias. Une démarche qui, selon lui, confère à cette Constitution une légitimité sociale et historique sans précédent.
« Jamais dans l’histoire récente de notre pays, un texte fondateur n’aura associé autant d’acteurs », a-t-il affirmé, citant le législateur grec Solon : « Les lois doivent être adaptées à ceux pour qui elles sont faites. »
Dr Dansa Kourouma a tenu à saluer la mobilisation citoyenne, qu’elle se soit exprimée en faveur ou en opposition à la nouvelle Constitution. Il y voit le signe d’une démocratie vivante et d’une maturité politique croissante au sein de la population. Il a aussi adressé ses félicitations à la Direction Générale des Élections (DGE), soulignant la rigueur et la transparence du scrutin. La directrice de l’institution, Madame Dienabou Touré, a notamment été mise à l’honneur pour son leadership.
Si la promulgation de la nouvelle Constitution constitue une étape majeure, elle n’est, selon Dr Kourouma, que le début d’un chantier institutionnel bien plus vaste. Il appelle à la vigilance et à la continuité dans l’effort
« Ce succès, aussi éclatant soit-il, ne doit pas nous conduire à l’autosatisfaction », a-t-il averti.
Il a notamment insisté sur l’importance de finaliser les lois organiques, à commencer par le Code électoral, dont l’adoption en séance plénière ce vendredi constitue un tournant décisif. Ces textes, plus techniques mais essentiels, doivent poser les bases de l’organisation des prochaines élections et garantir la stabilité des institutions.
Dr Dansa Kourouma conclut sur un message d’unité et de responsabilité. Il rappelle que la nouvelle Constitution « n’est pas l’apanage d’un individu ou d’un groupe », mais qu’elle devra servir de « boussole commune » à l’ensemble des citoyens, dans la diversité de leurs opinions et de leurs engagements.
« Elle nous engage à poursuivre, avec la même détermination et la même rigueur, l’édification d’un État de droit, moderne et inclusif », a-t-il affirmé
Le Renifleur