La Haute Autorité de la Communication (HAC) a tenu une importante rencontre ce mercredi 27 août 2025 à son siège, avec les représentants des partis politiques, des mouvements sociopolitiques et des médias. Cette concertation s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la campagne référendaire prévue du 31 août au 18 septembre 2025.
Lors de cette réunion, le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo, a détaillé les dispositifs mis en place pour assurer le bon déroulement de la campagne. Il a insisté sur la volonté de l’institution de garantir un accès équitable aux médias publics à toutes les tendances politiques, tout en rappelant les responsabilités des médias privés.
« J’ai été frappé par la qualité et la diversité de la représentation. Nous avons beaucoup appris en tant qu’instance de régulation. Plusieurs préoccupations ont été soulevées, ce qui nous permettra de prendre des décisions éclairées », a-t-il affirmé.
Le président de la HAC a également rappelé les limites à ne pas franchir durant cette période, précisant que cette campagne, centrée sur le contenu de la Constitution, ne doit pas se transformer en débat de personnes.
« Il ne s’agit pas d’une élection présidentielle ou législative. Le débat doit rester sur le fond, c’est-à-dire la Constitution. Nous avons attiré leur attention sur les interdits afin qu’ils puissent exercer leur liberté dans le respect des règles. »
L’initiative a été bien accueillie par les participants. Stephen Aboubacar, secrétaire aux affaires politiques et électorales de l’Union Nationale des Patriotes de Guinée (UNPG), a salué la démarche.
« C’est une excellente chose. La campagne est régie par un organe légal, la HAC, qui a pris soin d’impliquer tous les acteurs politiques et civils. Il n’y a aucune contrainte, car nous évoluons dans un cadre légal. »
Cette rencontre marque une étape importante dans l’organisation d’un référendum inclusif et apaisé. En instaurant un dialogue ouvert avec les forces politiques et les médias, la HAC réaffirme son rôle de garant d’un traitement équilibré de l’information. Reste maintenant à voir si les engagements pris seront respectés sur le terrain, condition essentielle pour assurer la crédibilité du processus référendaire.
Par Mimi Bangoura, pour lerenifleur224.com