Campagne référendaire / La HAC avertit les médias : « Pas de parole aux structures interdites »

Après les consultations avec les acteurs sociopolitiques, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a reçu, ce mercredi 27 août, les responsables des médias et les représentants d’associations de presse. L’objectif de cette rencontre : fixer les règles qui encadreront la couverture médiatique du référendum constitutionnel annoncé.

Face aux dirigeants de médias publics et privés, Boubacar Yacine Diallo, président de la HAC, a tenu un discours à la fois ferme et pédagogique. Il a insisté sur la neutralité et la responsabilité des médias durant toute la période de la campagne.

« Le référendum ne fait référence qu’aux tendances d’opinion. Il ne s’agira pas de parler de personnes, de parler d’institutions, il faut plutôt présenter le contenu de la constitution », a-t-il précisé, rappelant que la HAC aura « un regard assidu » sur les productions médiatiques. Il a également averti les professionnels de la presse sur le traitement des partis ou structures interdits

« Vous ne devez pas donner la parole aux partis politiques et structures en conflit avec la loi, qui sont interdits de fonctionner. Si vous le faites, c’est une infraction. »

Le président de la HAC a par ailleurs souligné la nécessité pour les médias d’offrir un accès équitable aux deux camps le « oui » et le « non » tout en respectant strictement les règles établies par l’institution.

Un message bien reçu par la directrice générale de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG), Makémè Bamba. Prenant la parole au nom du service public, elle a rassuré quant à l’exécution rigoureuse des directives de la HAC

 

 

« Il y a de la place pour toutes les deux tendances à la RTG. (…) Les dispositions réglementaires que la HAC va mettre sur pied, nous allons marcher en fonction de ces dispositions. »

Elle a aussi évoqué les limites logistiques de son institution, tout en réaffirmant son engagement à respecter le principe d’équité

« Soyez sûr que, parti politique ou mouvement de soutien, si la HAC a décidé que vous aurez un temps d’antenne, vos temps d’antenne, vous les aurez sans problème. »

La HAC entend donc encadrer étroitement la couverture du processus référendaire, afin d’éviter tout débordement ou traitement partisan. En appelant à la vigilance, à l’équilibre et à la rigueur, elle place les médias face à leur responsabilité démocratique.

Alors que le pays entre dans une phase sensible de débat constitutionnel, les organes de presse sont ainsi appelés à jouer leur rôle avec professionnalisme et impartialité, dans un environnement médiatique scruté de près.

 

Par Mimi Bangoura, pour lerenifleur224.com