Alerte / Variole du singe en Guinée : l’épidémie se poursuit avec un premier décès signalé

La Guinée fait face à une recrudescence inquiétante de la variole du singe, désormais appelée Mpox. Selon le dernier bulletin publié ce mardi 22 juillet par l’Agence nationale de la sécurité sanitaire (ANSS), 271 cas positifs ont été recensés à travers le pays depuis la résurgence de l’épidémie.

Parmi ces cas, 55 personnes sont guéries, tandis que plusieurs autres sont encore en cours d’hospitalisation. L’agence sanitaire a également rapporté 18 nouveaux cas au cours des derniers jours et identifié 241 personnes ayant été en contact avec des malades. La situation reste préoccupante, d’autant plus que 70 % des cas confirmés concernent des hommes.

Le premier cas de Mpox en Guinée avait été enregistré le 2 septembre 2024. À l’époque, une riposte rapide avait permis de contenir temporairement la propagation du virus. Toutefois, depuis, la maladie a pris une ampleur nouvelle, touchant aujourd’hui 12 districts sanitaires à travers le pays.

Dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire daté du 21 juillet, l’ANSS rappelle que sept épidémies sont actuellement actives en Guinée, dont celle du Mpox. Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large, puisque l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé le Mpox comme une Urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) depuis le 14 août 2024.

Afin de renforcer la réponse sanitaire et de faciliter l’accès à l’information, les autorités ont mis en place un numéro vert gratuit, le 115, permettant à toute personne de contacter rapidement et de manière confidentielle les services de santé compétents.

Alors que la variole du singe poursuit sa propagation en Guinée, la vigilance reste de mise. Le renforcement des mesures de prévention, la surveillance des cas et la sensibilisation de la population seront essentiels pour limiter les chaînes de transmission. La mobilisation des autorités sanitaires et de la population est plus que jamais nécessaire pour endiguer cette épidémie.

 

 

Le Renifleur