Un violent incendie d’origine inconnue s’est déclaré tôt dans la matinée du lundi 10 mars 2025, dans un atelier de menuiserie situé au quartier Gare, non loin de l’université Julius Nyéréré de Kankan. Si aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, les dégâts matériels sont considérables, avec des pertes estimées à environ 60 millions de francs guinéens.

Samba Sidibé, l’une des premières personnes à avoir constaté l’incendie, raconte la scène

« Ce matin, alors que je garais ma moto, j’ai aperçu des flammes. Au début, j’ai cru qu’il s’agissait d’un feu d’ordures. Mais, au fur et à mesure, les flammes prenaient de l’ampleur. C’est alors que nous avons appelé à l’aide, et des gens sont venus tenter d’éteindre le feu. »
Le propriétaire de l’atelier sinistré, Mamoudou Kourouma, explique comment il a été informé du drame
« J’étais à la maison quand mes collègues m’ont appelé pour me prévenir que mon atelier était en feu. En arrivant, j’ai découvert l’ampleur des dégâts. Certains témoins affirment que le feu aurait pris au niveau des fils électriques, mais ce matin-là, il n’y avait même pas de courant fourni par l’EDG. >>
L’atelier de menuiserie a été entièrement ravagé par les flammes, détruisant tous les équipements et les meubles en cours de fabrication.
« La perte est énorme. Nos moteurs, les lits et armoires de nos clients, tout a été réduit en cendres. »
Difficile d’évaluer précisément les pertes, mais elles sont estimées entre 50 et 60 millions de francs guinéens.
« Je ne peux pas donner un chiffre exact, car nos moteurs coûtent très cher, mais nous avons perdu énormément. »
Face à cette situation dramatique, Mamoudou Kourouma lance un appel à l’aide aux personnes de bonne volonté

« Je demande à tout le monde de prier pour nous. Toute aide, quelle qu’elle soit, sera la bienvenue. »
Cet incendie rappelle une fois de plus l’urgence de renforcer les mesures de prévention et d’intervention contre les incendies dans les ateliers artisanaux de Kankan. En attendant, la solidarité pourrait être un premier pas vers la reconstruction de ce qui a été perdu.
De Kankan, Kadija Kolou Condé pour lerenifleur224.com