Loi de finances 2025 : Une hausse significative des dépenses publiques (Rapport)

Le Conseil National de la Transition (CNT) poursuit son examen du Projet de Loi de Finances Initiale (PLFI) 2025, marqué par une augmentation notable des dépenses publiques. Après l’adoption du volet recettes le 23 décembre 2024, les débats du 31 décembre se sont concentrés sur les prévisions budgétaires liées aux dépenses.

 

Selon N’Gouamou Fabara Koné, rapporteur général du CNT, les dépenses totales de l’État pour l’exercice 2025 sont estimées à 43 469,09 milliards GNF, soit une hausse de 4 819,50 milliards GNF (+12,47 %) par rapport à la Loi de Finances Rectificative (LFR) 2024. Le budget général représente la majeure partie, avec des dépenses projetées à 42 254,94 milliards GNF, marquant une progression de 4 981,21 milliards

Le budget général se divise en deux catégories principales :

Dépenses courantes : 27 227,90 milliards GNF, soit 64,44 % du total.

Dépenses d’investissement : 15 027,03 milliards GNF, représentant 35,56 %.

Les dépenses courantes enregistrent une hausse notable de 3 544,47 milliards GNF (+14,97 %) par rapport à la LFR 2024. Cette augmentation est principalement due à :

1. Charges financières de la dette : 2 155,98 milliards GNF, en hausse de 649,84 milliards (+43,15 %).

Dette intérieure : 1 181,41 milliards GNF (54,80 %).

Dette extérieure : 974,57 milliards GNF (45,20 %).

Cette progression est notamment attribuée au remboursement des obligations du trésor émises en 2023.

2. Dépenses de personnel : 10 710,81 milliards GNF, soit une augmentation de 1 270,50 milliards GNF, représentant 39,34 % des dépenses courantes et 34,02 % des recettes fiscales.

3. Dépenses de biens et services : Augmentées de 1 156,23 milliards GNF.

4. Dépenses de transfert : En hausse de 467,90 milliards GNF.

 

 

La hausse significative des dépenses pour 2025 traduit une volonté de renforcer les investissements et de répondre aux besoins croissants de l’administration publique. Toutefois, cette progression impose une gestion rigoureuse pour éviter d’alourdir le poids de la dette publique. Les choix budgétaires opérés cette année seront déterminants pour la stabilité financière du pays et sa capacité à atteindre ses objectifs de développement.

 

 

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