Musèlement de la presse : « ce sont des ministres corrompus qui ont peur d’être dénoncés, qui sont à la base de cette décision » Dr Fodé Oussou Fofana

Après le retrait des licences de Djoma, Espace, Fim fm et sweet fm par le gouvernement de la transition, les réactions fusent de partout. C’est le cas de Dr Fodé Oussou Fofana, vice président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée qui, à la faveur de l’assemblée hebdomadaire de son parti tenue ce samedi 25 mai 2024, est revenu sur les difficultés dont sont confrontés actuellement les journalistes.

Ce responsable de l’UFDG s’interroge d’ailleurs sur le rôle que joue la Haute Autorité de la Communication (HAC), et celui de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunication, l’ARPT.

« Je m’adresse à vous au nom du président Cellou Dalein Diallo, apportons notre soutien total à la presse guinéenne. Je suis triste et inquiet. En août 2019, l’actuel président de la HAC disait je cite :  » une choses est sûre, jetter tous les journalistes en prison, leur voix raisonnera toujours. La presse continuera de donner la parole à tous quelqu’en soit le prix à payer « . Ce qui se passe aujourd’hui dans ce pays, nous envoie à nous poser des questions. Quel est donc le rôle de la HAC et de l’ARPT? Comme ça un beau jour, on prend la décision de retirer les agréments de Fim, Hadafo médias et Djoma alors que les directeurs de ces médias avaient rendez-vous avec le Premier Ministre le même jour. Est-ce qu’ils se sont adressés à la bonne personne? Je me pose la question. Comment on peut mettre au chômage plus de 300 employés le même jour à la même heure pour les même raisons? Il y a quelque chose qui guise sous la roche>>, a-t-il martelé avant de poursuivre :

<< De nos jours, plus aucun journaliste n’est en sécurité. Tu peux te coucher journaliste puis te réveiller sans emploi. Des années de dur labeur mis à l’eau. Et après c’est pour venir dire qu’il y a 80 radios et TV en Guinée. Mais les médias que vous avez coupé sont ceux qui sont les plus écoutés en Guinée et à l’extérieur. Aujourd’hui, ceux de l’extérieur sont coupés des nouvelles de leur pays. Quand un journaliste est en faute, c’est lui qui doit être sanctionné et non son média, pareille pour une émission. Mais ce sont des ministres corrompus qui ont peur d’être dénoncés qui sont à la base de cette décision>>, conclut Dr Fodé Oussou Fofana.

 

 

Ousmane Baldé, pour lerenifleur224.com