Pourquoi vouloir attribuer au PM, un éventuel glissement ? ( Daniel Kolié)

Une partie de la classe politique s’est donné pour principale activité de discréditer le Premier ministre BAH Oury sur du mensonge et de l’ignorance du processus de retour à l’ordre constitutionnel en cours.

Ces acteurs brandissent l’idée d’un éventuel glissement qu’ils comptent attribuer au Premier, qui au contraire se bat pour une transition apaisée, inclusive et réussie.

Pourquoi vouloir attribuer au PM, un éventuel glissement ?

Le Premier ministre BAH Oury a toujours depuis l’avènement du CNRD au pouvoir œuvrer pour le dialogue et le retour à l’ordre constitution de manière la plus démocratique possible grâce à un processus inclusif. Il a fait partie de la commission des assises nationales et participé au cadre de dialogue inclusif.

 

Aujourd’hui force est de reconnaître qu’avant sa nomination, la mise en œuvre des activités devant aboutir au retour à l’ordre constitutionnel ont connu un retard considérable. Un retard dont l’impact sur le calendrier est non moins négligeable.

 

La reprise en main d’un tel processus avec le retard constaté mérite un diagnostic exhaustif afin d’identifier les forces et faiblesses du processus de retour à l’ordre constitutionnel pour une relance efficace des activités.

 

Devant un tel défi, les premiers pas du PM sont rassurants, car il faut noter que depuis sa nomination, toutes les composantes socio-politiques ont accepté de prendre part aux activités politiques. La première rencontre de prise de contact du premier ministre avec les acteurs politiques et l’atelier de relecture du code électoral organisé par le MATD ont connu la participation des coalitions qui n’avaient jusque-là pas pris part à aucune activité liée au retour à l’ordre constitutionnel. Cette dynamique positive doit continuer et c’est d’ailleurs le signe d’un bon démarrage, le signe d’un processus inclusif souhaité de tous.

 

Certes un processus inclusif n’arrange pas les apôtres des crises, qui souhaitent toujours que les guinéens soient à couteau tiré afin qu’ils tirent leur épingle du jeu. Mais sans risque de se tromper, les pyromanes des crises ont atteint leur déclin depuis la nomination de Monsieur BAH OURY. Ancien ministre de la réconciliation nationale et fin connaisseur de la vie sociopolitique de la Guinée de l’indépendance à nos jours, Monsieur BAH ne peut permettre pendant son secours au palais de la colombe que des acteurs mal intentionnés fassent échouer le processus en cours.

Pour ceux qui ne le savent pas, le discours programme de l’année 2024 du président de la transition prononcé le 31 Décembre 2023 a clairement indiqué les activités à mettre en œuvre au courant 2024 dans le cadre du retour à l’ordre constitutionnel. Il s’agit de la mise en place des délégations spéciales dans le premier trimestre de 2024 (activité déjà réalisée), la poursuite du processus de RAVEC et le référendum pour l’adoption d’une nouvelle constitution.

 

Le président de la république à travers ce discours de l’an a informé l’opinion nationale et internationale des activités qui devront être réalisées en 2024. Cette adresse à la nation a eu l’adhésion de l’ensemble des Guinéens et des partenaires de la Guinée. Et c’est environ deux mois après que le Premier Ministre BAH Oury a été nommé.

Il faut définitivement retenir que le Premier ministre s’assure de la mise en œuvre entre autres des activités énumérées dans le discours de l’an du président de la république. Et dans cet ordre, le premier ministre a non seulement la confiance et le soutien du Président mais aussi de l’ensemble des acteurs socio-politiques.

Le premier Ministre a promis un nouveau modèle de cadre de dialogue qui prendra en compte les nouvelles réalités et qui pourra rassurer les guinéens sur l’issue heureuse de la transition. Nous devons donc lui faire confiance. En bon politicien averti, Monsieur BAH Oury ne peut pas conduire un processus qui va d’avantage créer une division et opposer les Guinéens. Lui-même ayant toujours œuvré pour la paix et la réconciliation nationale.

 

Daniel KOLIE

 

Acteur politique