Production agricole en Guinée : le président de l’Union des Consommateurs de Guinée, appelle les autorités à la mise en place des usines de transformation des produits agricoles

En Guinée, nombreuses sont ces personnes évoluant dans le secteur agricole dans l’objectif d’augmenter la productivité agricole tout en subvenant à leur besoin.

Bien que rentable, cette activité engendre d’énormes obstacles, à en croire Ousmane Kéita, président de l’Union des Consommateurs de Guinée.

« En réalité, c’est l’abondance des récoltes qui fait que de temps à autre, l’offre est supérieure à la demande. Et dès le moment où c’est supérieur à la demande, il y a un trop plein qui reste à découvert et par manque de lieux appropriés de stockage, il y a beaucoup de destructions qui impactent les produits de ces agriculteurs », affirme-t-il.

Afin de concrétiser l’installation des industries de transformation de ces productions agricoles, la présence des bailleurs de fonds est plus que nécessaire.

Cependant, Ousmane Keïta fait un appel aux autorités de la transition.

« Je demande donc à nos autorités à travers madame la ministre du commerce, de continuer à déployer des efforts pour que les institutions et les structures de l’État puissent redoubler d’efforts afin que ces agriculteurs soient accompagnés non seulement techniquement mais aussi financièrement pour que ces industries de transformation soient implantées à l’intérieur du pays », sollicite le président de l’Union des Consommateurs de Guinée.

À la question de savoir quelle pourrait être l’importance de ces industries au-delà de la transformation des produits agricoles, ce membre de l’Union africaine des Consommateurs, répond en ces termes.

« Une industrie, ça demande des hommes. Pour la faire fonctionner donc ça va générer de l’emploi, et si ça génère de l’emploi, ça va générer des revenus. Ça va également donner du point au panier de la ménagère, donc le niveau de vie des consommateurs va monter. Ça aura un impact très positif non seulement dans le domaine de l’emploi mais aussi dans le domaine de la transformation de nos produits locaux », conclut ce défenseur des droits de l’homme.

Il faut noter que les cultures vivrières dominent l’agriculture guinéenne avec 65% du PIB agricole.

 

 

Nagnouma Sanoh, pour lerenifleur224.com