Bilo Bah sur la dissolution du gouvernement : « Celui qui a conseillé le Général Doumbouya de se débarrasser de ce gouvernement là est quelqu’un qui l’aime »

Quelques heures après la dissolution du gouvernement, les réactions se multiplient sur cette actualité qui ne cesse d’alimenter l’opinion publique. Dans une interview accordée ce mardi 20 février à notre rédaction, Bilo Bah, responsable des antennes et de la mobilisation citoyenne du FNDC s’est prononcé sur cette décision inattendue du Général Mamady Doumbouya.

Il a commencé a dénoncé les maux dont souffrent le peuple de Guinée qui serait causé par ce gouvernement.

<< Nous n’avons pas besoin de chercher les mots pour décrire la situation que nous traversons actuellement en Guinée. En français facile, c’est de l’évidence. Le Gouvernement qui a été dissout avait pris les rênes de l’autorité de l’État au moment où il y avait de l’internet, le courant régulièrement, de l’eau dans nos robinets même si ça venait par intermittence. Et au moment où on les a dissout, nous n’avons pratiquement rien de tout ça. À cela s’ajoute la restriction de l’espace civile, des libertés d’expression, de l’internet, le brouillage des ondes de radios, des télévisions retirées du bouquet canal + (…). Cela dénote de l’incapacité de cette gouvernance à conduire les destinées de cette nation.>> à t-il affirmé

Par ailleurs, cet activiste salue cette décision du locataire du Palais Mohamed V tout en lui demandant de respecter ses engagements qui est celui d’organiser les élections comme indiqué par la CEDEAO

<< Nous saluons donc cet acte fort et sans précédent pris par le Général Mamadi Doumbouya, parce que c’est un mea-culpa qui ne dit pas son nom. Cela suppose que ceux qui étaient à la gouvernance n’étaient pas à la hauteur.

Celui qui a conseillé au Général Doumbouya de se débarrasser de ce gouvernement là est quelqu’un qui l’aime. Celui qui le conseillera de s’ouvrire davantage serait pour son propre bien et pour le peuple souverain de Guinée. Il a besoin d’unir tous les guinéens, de se retrouver autour du dialogue pour pouvoir vraiment discuter de l’avenir et cette transition. Il a besoin de mettre en place un gouvernement de mission qui doit nous conduire vers la fin des 24 mois selon l’accord tripartite et dynamique obtenu à travers l’implication de la Cédéao et qui doit prendre fin le 31 décembre 2024. Parce que lui-même l’a dit et l’a réitéré qu’il ne fera pas un jour de plus. S’il a un gouvernement de mission, il pourra dans les 10 à 11 qui lui reste, respecter le calendrier. « . A fait remarquer Bilo Bah

 

Mimi Bangoura, pour lerenifleur224.com