Manifestation du SPPG, plusieurs journalistes mis aux arrêts : » nous sommes quand même pas surpris de cette barbarie… » (Sékou Jamal Pendessa)
La situation est pour le moment tendue, du côté de la Minière où se situe la maison de la presse, point de de ralliement des journalistes au compte de la manifestation contre la restriction des réseaux sociaux et le musèlement de la presse. Un dispositif sécuritaire énorme quadrille la concession et toutes les issues sont bouclées, à l’instant plusieurs journalistes sont arrêtés et les autres continuent à être séquestrés à l’intérieur.
Sékou Jamal Pendessa, secrétaire général du SPPG décrit la situation et invite les autorités à libérer les réseaux sociaux et les médias
« Nous regrettons vraiment ce comportement des hommes en tenues mais nous sommes quand même pas surpris de cette barbarie, c’était inimaginable qu’ils pouvaient aller jusqu’à violer le temple sacré de la presse guinéenne, il n’y a pas un endroit où on peut se sentir mieux en sécurité qu’ici, mais malheureusement les éléments de la gendarmerie qui ont le fait le tour ici dans la matinée accompagnée par des bérets rouges sont venus offensés la porte de la concession. C’est vraiment incroyable, nous dénombrons malheureusement sept (7) journalistes qui sont mis aux arrêts pendant qu’ils étaient sur le point de relier chacun son domicile. Après qu’on a constaté qu’il était impossible de sortir avec le dispositif, alors le chargé de communication a décidé de libérer les journalistes après une interview que je devais tenir. Après que j’ai fini d’introduire la réunion c’est là qu’un autre m’a appelé pour me dire général on a arrêté Foulamory et même celui qui a alerté a été arrêté. À l’heure où je vous parle nous avons sept (7) confrères arrêtés par les hommes en tenues et nous autres continuons à être assiégés à l’intérieur et toutes les issues sont bouclées par des pick-ups, même s’alimenter devient impossible pour nous, malheureusement c’est la situation que nous traversons. J’estime que cela est loin d’être la solution, libérez les médias les réseaux sociaux c’est tout ce que nous demandons et arrêter de ternir l’image du pays en intimidant les gens » a-t-il
Ahmed Djogo Diallo pour lereniffleur224