Mise en place annoncée des délégations spéciales : On ne peut pas aller au référendum sans un fichier électoral, on ne peut pas aussi parler des élections sans parler des lois
Le Président du parti Rassemblement pour la renaissance et le développement (RRD) a estimé ce week-end que l’annonce du colosse du Palais Mohamed V en ce qui concerne la mise en place prochaine, c’est-à-dire au premier trimestre de l’année, ne semble pas convaincre cet acteur politique.
Cette mise en place des délégations spéciales engendrera le référendum pour une nouvelle constitution. Ce qui semble impossible pour Abdoulaye Kourouma vu qu’on n’a pas encore un fichier électoral sous la, main jusqu’à ce jour
« Le discours du Colonel Mamadi Doumbouya à la tribune des Nations Unies et son discours du 2 octobre sont diamétralement opposés au discours de fin d’année 2023, ça veut dire qu’il est confronté au réalité. Aux Nations Unies on n’ a pas parlé de la démocratie, ni de la constitution. Il avait un modèle de démocratie qu’il voulait proposer, ils ont analysé et trouvé que cela n’est pas un modèle dans le monde, il a compris qu’avec l’intégration politique et économique aucun pays ne peut aller sans le reste du monde, il faut forcément un retour à l’ordre constitutionnel. » explique le leader du RRD et de poursuivre
« Quand je me fie au discours du Colonel Mamadi Doumbouya qui note qu’il y’aura un référendum en 2024 et qu’il va remplacer les maires par les délégations spéciales, parce-que à ce niveau la démocratie n’existe plus, permet à lui accorder le bénéfice du doute, puisqu’on ne peut pas aller au référendum sans un fichier électoral, on ne peut pas aussi parler des élections sans parler des lois organiques, à savoir les lois électorales. Beaucoup de lois organiques prennent leurs sources dans la constitution. Si nous avons une constitution adoptée en 2024, cela dénote le processus de déclassement pour le retour à l’ordre constitutionnel. » a fait remarquer Abdoulaye Kourouma
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