Parmi les victimes de la forte détonation du dépôt suivi de l’incendie meurtrier du principal dépôt guinéen d’hydrocarbures de la Société ́ Guinéenne de Pétrole situé au quartier Coronthie, dans la commune de Kaloum dans la nuit du 17 au 18 décembre 2023, figure le ministre de la justice et des Droits de l’Homme.


Le domicile privé de Alphonse Charles Wright qui se situe à seulement quelques minutes de marche de ce dépôt de carburant est parti en éclat après la puissante explosion. Les portes et fenêtres vitrées ont été projetées de plusieurs mètres, les plafonds de sa chambre mais également de son salon se sont décrochés et plusieurs objets et meubles ont pris un sérieux coup. Pas de blessé enregistré si heureusement, mais les dégâts ont été énormes a-t-il fait savoir ce mardi 19 décembre 2023 à la presse au cours d’une interview sur le site de l’immense ruine de ce dépôt.

« D’abord nous venons comme tout le peuple de Guinée, avec tout ce qui s’est passé, d’énormes dégâts matériels que l’on peut constater çà et là. Moi, je n’habite pas loin d’ici, je suis à quelque 10 minutes de-là (Dépôt de carburant, ndlr). Ma maison a été complètement endommagée. J’ai eu cette occasion d’être là, dès les premières heures de l’événement. Mais la présence aujourd’hui de la justice sur le terrain s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du volet judiciaire. Jusque-là le souci primordial c’était comment sauver des vies. Ce travail opérationnel a été confié au ministère de la sécurité et en charge de la protection civile, avec l’accompagnement bien entendu de tous les membres du gouvernement qui sont-là pour pouvoir être auprès du peuple de Guinée, pour que nous puissions traverser cette épreuve. » A fait savoir Alphonse Charles Wright qui dans sa communication pour lancer un appel aux médias afin que ceux-ci véhiculent des messages d’apaisement et de solidarité.

« Nous comptons sur vous surtout les médias, c’est une invitation que je lance à votre niveau. Au moment où les familles sont en psychose, au moment où les familles sont endeuillées, il faut que ça soit un appel de solidarité. Ce n’est pas le moment de lancer des débats qui n’ont pas leur raison d’être. C’est le temps d’appeler à l’unité, à la solidarité. Ce sont les éléments dont le peuple a besoin. » conseille le garde des sceaux.

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