Journée des élites de l’école guinéenne : Guillaume Hawing remet un lot d’équipements informatiques aux démembrements des services pour la gestion des examens

Le ministre de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation a reçu à son département ce vendredi 11 août 2023 les premiers de la République aux examens nationaux sessions 2023. Il était question de faire une visite guidée avec ces lauréats venus de Conakry et de l’intérieur du pays en prélude de la journée des élites de l’école guinéenne qui se tiendra ce samedi.

Guillaume Hawing a mis l’occasion à profit pour féliciter et encourager ces lauréats pour leur prouesse.

« C’est un plaisir de me trouver ce matin devant la crème des crèmes et toute la Guinée est représentée dans cette salle. Je me suis amusé à faire un petit travail. J’ai cherché à connaître les premiers de la République de 1985 jusqu’à nos jours. Depuis 1985 jusqu’à nos jours, il y a 179 premiers de la République, dont 8 filles seulement parmi ces 179 premiers. Mais ce qui m’a impressionné ce que de 1985 à 2023, le premier des premiers, c’est-à-dire celui qui a eu la plus haute note, c’est le premier de cette année celui de N’zérékoré avec 18,59 de moyenne et la première des premières, c’est celle d’année. Donc cela m’a vraiment impressionné. Je ne suis pas forcément sur un terrain de comparaison parce que je sais qu’à des moments donnés les sujets ne sont pas les mêmes, la condition n’est pas les mêmes et il y a beaucoup d’aspects qui rentrent en compte. » a fait remarquer le ministre avant d’ajouter que :

« Le président de la transition a été très clair quand je fus nommé ministre de la République, il m’a dit deux choses. Il dit que l’école de République, ce n’est pas seulement à Conakry. C’est sur toute l’étendue du Territoire. Je rêve d’une école d’excellence. Il dit notre ambition, ce sont les 5 R. De rectification institutionnelle jusqu’au repositionnement et quand on veut repositionner l’école guinéenne, il faut le mérite. Il faut forcément migrer vers l’excellence. Depuis que vous êtes là vous avez vu tout ce que nous sommes en train de faire pour rendre, ce jour, agréable. Vous désormais, vous serez immortalisé dans un Panthéon qui serait affiché au ministère ici. » déclare-t-il

Du Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation, le ministre Guillaume Hawing accompagné de ces lauréats, s’est dirigé à l’Institut National de Recherche et d’Action Pédagogique pour procéder au lancement du système intégré de gestion de l’éducation guinéenne en abrégé SIGEGUI. Cette nouvelle plateforme permet de gérer le système éducatif guinéen mais aussi d’identifier le nombre et le fonctionnement des établissements scolaires existant sur l’étendue du territoire national, à en croire Moussa Magassouba, chef du service de la modernisation des systèmes d’information du MEPU-A.

« C’est un intégré de gestion de l’éducation guinéenne. Il répond au souci de pilotage et de gouvernance de notre sous-secteur. De la question de maîtrise de l’effectif des enseignants et leur répartition sur le territoire national et l’usage qu’on en fait des enseignants sur le territoire. Une fois l’affectation les différentes positions administratives du niveau central, du village le plus reculé. Ça fait le profil de l’enseignant de son identification à l’état civil, son parcours académique professionnel, les formations obtenues, les positions administratives anciennement obtenues. Bref tout ce qui relève de l’enseignant est déterminé à partir du système, quand il est renseigné. Naturellement, il permet de trouver un identifiant numérique pour l’enseignant. Les anciens sont dans une école bien-sûr, donc les écoles sont identifiées, ils ont un identifiant numérique, ils ont des élèves qui ont des identifiants numériques mais identiques. Le système nous permet de le générer soit par instructions à partir de la plateforme ou par liste importée par quelques deux ou trois cliques, le système est généré par le système que nous avons instauré tout de suite.  A la base de l’année d’instruction, le code de la région, de la préfecture, le genre et les cinq codes. » Précise –t-il et de poursuivre

« Au total c’est 16 codes qui constituent l’identifiant de l’élève. Cela nous permet de maîtriser le profil de scolarisation, le temps qu’un élève met dans notre sous-secteur est déterminé par le code. Une fois que le Profil est déterminé, il est maîtrisé. Du coup, le temps mis, le financement et le coût de la formation de la prise en charge d’un élève est connu, est déterminable parce que l’État contribue dans la formation de chaque élève directement ou indirectement du privé ou du public. La plateforme concerne aussi les infrastructures et équipements.  » ça c’est un bâtiment, c’est une infrastructure, il sera identifié, nous sommes sur une portion de terre, ces documents seront embarqués et identifiés. Tout ce que nous avons comme patrimoine, les portions de terre, les immeubles, les infrastructures, les tables bancs, les équipements d’ordinateurs… Peuvent être identifiés, générés quantifiés. Le temps d’amortissement peut être connu. » souligne le chef du service de la modernisation des systèmes d’information du MEPU-A.

Au cours de cette même cérémonie, le ministre Guillaume a procédé à la remise d’un lot d’équipements informatiques pour la gestion des examens destiné au démembrement des services d’examen du ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation.

Nagnouma Sanoh, pour lerenifleur224.com