Journée mondiale contre l’hépatite : Que faut-il savoir sur la maladie ? Comment la traiter ? Un spécialiste explique tout

L’humanité célèbre ce vendredi 28 juillet 2023, La journée mondiale contre l’hépatite. Que signifie cette pathologie, quels sont ces modes de transmission, comment les personnes atteintes de cette maladie sont prises en charge en Guinée et quelles sont les difficultés rencontrées par l’ONG SOS Hépatite. Pour répondre à ces questions, je vous propose de suivre les explications de professeur Abdourahmane Djouriyah Diallo dans ce reportage

La journée mondiale contre l’hépatite est célébrée chaque année pour sensibiliser à l’hépatite virale, qui provoque une inflammation du foie entraînant une maladie grave et un cancer du foie. En Guinée, l’ONG SOS hépatite s’occupe de la prise en charge des personnes atteintes de cette pathologie et chaque 28 juillet, elle met l’occasion pour renforcer les méthodes de sensibilisation. Professeur Abdourahamane Djouriyah Diallo est Hepato Gastro-entérologue.

« Il y a hépatite, quand il y a inflammation aiguë ou chronique des tissus du foie. Quand l’infection est aiguë, on parle d’hépatite aiguë. Quand l’inflammation dure plus de six mois, on parle d’hépatite chronique. Hépatite aiguë avant six mois, hépatite chronique après six mois. Il y a plusieurs types d’hépatite notamment l’hépatite A dont le virus se retrouve généralement dans aliments impropres à la consommation. » indique ce spécialiste

En dépit de sa volonté de venir au secours à ces malades, le manque de moyens financiers reste tout de même un obstacle pour cette ONG. Estime professeur Djouriyah Diallo

« L’ONG n’a pas de moyen. Il y a des médias privés qui disent qu’il faut de l’argent pour faire passer les messages de sensibilisation alors que nous n’avons pas les moyens. La grande difficulté se trouve au niveau des malades donc la difficulté principale c’est que cette pathologie n’est pas subventionnée. Ces malades ont besoin d’être aidés et pris en charge psychologiquement. » plaide Professeur Abdourahamane Djouriyah Diallo

Il faut noter qu’elles sont nombreuses ces personnes atteintes de cette maladie et qui tardent encore à se faire soigner. Face à cette indifférence des malades vis-à-vis de cette pathologie grave, ce spécialiste conseille.

« Il y a une indifférence générale de tout le monde à tous les niveaux et cela doit changer. Dépistez-vous et faites dépister votre entourage, cela est très important. C’est en dépistant qu’on peut connaître son statut. Une fois que vous avez la certitude que vous n’avez pas le virus alors prenez le vaccin. Et si vous avez le virus, faites-vous suivre par un spécialiste. Ce virus n’empêche pas d’avoir des enfants. Si vous avez le virus alors que vous êtes en état de famille, faites-vous suivre par un spécialiste en corrélation avec votre gynécologue afin que votre enfant soit épargné. » Conseil ce médecin

Selon les spécialistes, en Afrique, 80 % des cas d’hépatite virale B sont transmis de la mère à l’enfant pendant la grossesse et l’accouchement.

Nagnouma Sanoh, pour lerenifleur224.com