Guinée : Le Premier Ministre lance la 1ère édition de la semaine nationale de la recherche et de l’innovation (SENARI)

Le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation a officiellement lancé la première édition de la semaine nationale de la recherche et de l’innovation (SENARI) ce lundi 10 mai 2023 à Conakry. Objectif, promouvoir la recherche scientifique et l’innovation en République de Guinée et assurer la vulgarisation des résultats probants. Plus spécifiquement, il s’agit  d’exposer les résultats de recherche et d’innovation,  de stimuler la créativité et la scène émulation parmi les acteurs de l’écosystème de la recherche et de l’innovation; d’organiser la finale du Prix Annuel de la Recherche et innovation (PARI) et décerner les prix aux lauréats, d’organiser un atelier de renforcement de capacités sur la recherche de financement, de transformer les résultats de la recherche en opportunités d’affaires, d’encourager les innovateurs, inventeurs, entrepreneurs dans les différents domaines de la recherche, de l’innovation et du développement.

Prenant la parole, Guillaume Hawing suppléant de Madame la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation estime que les autorités actuelles ne cessent de montrer l’intérêt et l’espoir qu’elles portent à la communauté scientifique guinéenne.

« Notre population dans sa grande majorité attend toujours les retombées directes sur le développement du pays et du vécu quotidien du citoyen lambda. Ceci d’autant plus que le manque certain de la visibilité de la recherche isole les chercheurs des communautés et des populations et empêche ces dernières de s’approprier de quelques résultats obtenus. Les populations, ne peuvent ainsi que constater la lenteur de la mise en œuvre des résultats de la recherche et conclure à une mauvaise organisation du système de recherche scientifique. Le développement actuel des pays dits émergents qui ont bâti leur économie en investissant massivement dans la recherche, l’innovation et le transfert de technologies, constituent manifestement pour nous aujourd’hui les modèles à suivre.  C’est pour cela que la question du développement de la recherche scientifique et de l’innovation est apparue comme un sujet de préoccupation majeure pour les plus hautes autorités du pays, qui considèrent à juste titre, le secteur comme une formidable opportunité pour la création des emplois et un levier pour la croissance économique. Les autorités actuelles de notre pays ne cessent de montrer l’intérêt et l’espoir qu’elles portent à la communauté scientifique guinéenne, aussi bien dans les discours que dans les actions menées en sa faveur. » a indiqué Guillaume Hawing Ministre de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation

De son côté, Dr Bernard Gomou, Premier Ministre, chef du gouvernement fait des annonces à l’endroit des étudiants évoluant dans le secteur scientifique

« Notre pays a un des taux les plus faibles d’étudiants inscrits au doctorat dans la sous-région ouest africaine, avec 9,92 étudiants par million d’habitants inscrits au doctorat en 2022, contre 407 pour le Sénégal en 2015 (Annuaire statistique du MESRSI 2021-2022). Ce chiffre est évocateur et traduit clairement un faible développement de la capacité scientifique dans notre pays. De même que le ratio du nombre d’étudiants par ?100 000 habitants est très faible en dessous de la norme de l’UNESCO qui est de 2 000 étudiants pour 100 000 habitants, passant de 904 en 2018 à 642 en 2022. Pour inverser cette tendance, un vaste programme de formation des formateurs est enclenché à travers le projet dénommé : 1000 PhD et 5 000 masters en vue de pourvoir nos universités, Instituts et Centres de recherche, d’enseignants-chercheurs de rang magistral dans un futur proche. Il en est de même de la construction des infrastructures de haut standing qui vont accueillir les futurs étudiants aux profils scientifiques, à l’image des classes préparatoires pour les grandes écoles, qui doivent voir le jour très prochainement dans la préfecture de Dalaba. » a-t-il conclu.

Ousmane Baldé, pour lerenifleur224.com