Aliou Bah à Mamadi Doumbouya : L’idéal serait que dans ces 24 mois qu’il parte en passant la main à un président que les guinéens ont élu au suffrage universel majoritaire.

Depuis la venue des militaires au pouvoir le 5 septembre 2021, rien ne va plus entre le CNRD et certains acteurs sociopolitiques. Des négociations engagées entre le gouvernement de transition et la CEDEAO ont abouti à une durée de 24 mois. Ces derniers temps, des négociations ont été effectuées par les leaders religieux pour faciliter un rapprochement entre les acteurs socio-politiques qui refusent d’aller au dialogue inclusif présidé par Dr Bernard Gomou, premier ministre chef du gouvernement.

Aujourd’hui de ces rencontres, la levée du contrôle judiciaire des acteurs politiques et sociaux ont été obtenues, ainsi que la libération de Foniké Mengué et Ibrahima Diallo tous du FNDC.

Aliou Bah, président du parti MODEL estime que la transition a besoin de rectification, il estime que les militaires manquent de légitimité.

« On peut espérer que son (Mamadi Doumbouya, ndlr) engagement pris, soit respecté, mais dans quelle situation il va partir et où nous en serons en ce moment ? La Guinée est plus importante que le Colonel Doumbouya, elle est plus importante que ma personne, elle est plus importante que nous tous. L’idéal serait que dans ces 24 mois qu »il parte en passant la main à un président que les guinéens ont élu au suffrage universel majoritaire. Il ne suffit pas de dire que je vais partir, dans quelle condition ? Passé le pouvoir à quel type de président ? Comment il est élu ? Qu’est ce qui s’est passé ? Nous tendons vers la deuxième année, c’est très inquiétant parce que jusque-là, la conduite de la transition, elle est éminemment solitaire, pourtant il y’a un besoin de rectification, rien n’est tard. La conduite solitaire, c’est le manque d’inclusivité, c’est le manque de consensus. La base de légitimité d’une transition, c’est la concertation et le consensus, parce que vous n’êtes pas élu. Même un président élu avec un score soviétique cherche à retisser le large pour trouver un consensus le plus rapidement que possible afin de gouverner. Mais si vous êtes une transition militaire, vous n’avez pas le mandat de quelqu’un, vous ne pouvez pas avoir la prétention de dire que vous parlez au nom du peuple de Guinée. C’est pourquoi vous entendez permis certaine prise de parole, il y a une dose d’arrogance, il faut que ça s’arrête. On ne peut pas lorsqu’on gouverne pendant une transition. On ne peut pas se prévaloir d’une légitimité populaire. C’est un fait. » a conclu Aliou Bah, président du MODEL chez nos confrères d’espace FM, ce jeudi 22 juin 2023.

Ousmane Baldé, pour lerenifleur224.com