Conakry / Ratoma : Déguerpissement à la Cité IPS : Les victimes cris à l’injustice et interpelle Colonel Doumbouya sur leur situation

Dans une note circulaire du Directeur Général du patrimoine bâti, Mohamed Doussou Traoré a adressé une lettre aux locataires de la Cité IPS de Kipé dans la commune de Ratoma en leur demandant de quitter les lieux au plus tard ce lundi 19 juin. Il estime que c’est dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de rénovation du patrimoine immobilier de l’Etat.

Sur les lieux, les habitants de cette cité plient bagages. Interrogés par notre rédaction ce mardi 20 juin 2023, certains d’entre eux ont déclaré qu’ils n’ont pas eu le délai maximum. Ils soulignent en même temps, que ce n’était pas de cette façon qu’ils doivent être expulsés.



« Ces gens-là ont agi comme si on n’avait jamais rendu service à notre nation, on est tous des enfants de notre pays, c’est criminel vraiment. J’ai même entendu dire que c’est à partir de l’arrivée de cette junte au pouvoir (Mamadi Doumbouya), qu’il payait chaque mois nos locations au patrimoine bâti, pendant que nous, nous avons toujours régulièrement payer nos loyers. C’est comme ça qu’ils agissent contre nous, on est des guinéens aussi, il n’y’à pas de sous guinéens ou de supers guinéens. Ce qu’ils ont fait là, ils ont vraiment prouvé qu’il n’ya aucune reconnaissance de la valeur dans ce pays-là. On a occupé des postes de responsabilités énormes, on s’est sacrifié pour ce pays, on a étudié à l’extérieur, on a laissé là-bas pour dire que nous voulons servir et participer à l’émergence de notre pays. Nous sommes rentrés et c’est comme ça qu’ils nous récompensent. J’ai peur pour la future génération, parce que si c’est eux qui doivent les accompagner, ils ne les accompagneront pas bien. » a souligné Madame Sanoussy Mariam Haba

De son côté, un autre habitant sous anonymat estime qu’ils n’ont pas reçu de préavis

« Nous n’avons jamais reçu un préavis ici, puisqu’ils disent qu’ils ont envoyé mais c’était pour les encombrants. Mais à ce que je sache une habitation surtout qu’elle n’est pas au bord de la route n’est pas un encombrants, et pire c’est pendant la saison hivernale que nous sommes déguerpis pas nos autorités nous déplorons cela. Et c’est qui est révoltant dans cette affaire, le ministre de la justice vient faire le médecin après la mort pendant que d’autres ont déjà fini de sortir leurs bagages c’est qu’il se fend d’une note circulaire demandant l’arrêt des opérations, c’est vraiment une insulte à notre égard. Nous ne demandons que d’être rétabli dans nos droits le Président à son arrivée, il a promis justice à tout le monde donc le Procureur doit se saisir du dossier puisque c’est une violation de nos droits. Nous avons perdu plusieurs biens quand-même puisque ce n’était pas préparer de quitter donc vous imaginez l’état dans lequel nous avons plié bagages et sous la pluie aussi c’est pourquoi nous interpellons le président de la République de voir cette situation> » a-t-il conclu.



Ousmane Baldé, pour lerenifleur224.com