Etat civile de Matam : Les déclarations sont souvent liées à un intérêt. (Responsable Communal).

Dans la commune de Matam, le bilan de l’Etat civile sur le plan des naissances, des décès et des cas de mariages courant 2022 a été dressé ce mercredi 04 janvier à un reporter de votre quotidien Lerevelateur224.com. Dans ce rapport, Alpha Oumar Barry est le chef de service adjoint de l’état civile de Matam révèle que 3.600 cas de naissances ont été enregistrés, 56 cas de décès et 957 mariages ont fait l’objet de célébration au sein de cette municipalité.

Des chiffres qui contrastent avec la réalité sur le terrain parce que à en croire ce responsable communal, ces cas ne reflètent pas du tout les faits constatés dans les 24 quartiers0. Pour lui, l’enregistrement au niveau de la commune n’est pas une préoccupation des citoyens. En ce qui concerne les naissances, la commune est obligée d’engager les agents dans les hôpitaux pour sensibiliser les parents afin de faire des déclarations les leurs enfants.

« On a que 3.600 naissances enregistrée pour l’année, c’est dire que c’est trop peu par rapport au nombre d’accouchement. Si vous remarquer, il y a plus de jugement supplétif que les naissances déclarées dans le délai. Parce que pour enregistrer une naissance aujourd’hui ; c’est de zéro (0) à deux (2) mois donc, les gens, c’est quand l’enfant à l’âge d’aller à l’école que les parents viennent pour demander son extrait de naissance ainsi, on les renvois vers les tribunaux pour faire des jugements supplétifs et revenir maintenant transcrire ces jugements dans les Mairies » Révèle-t-il

Pour les mariages, le constat reste de même. Le nombre de mariage célébré dans les quartiers et les lieux de cultes est largement supérieur à celui signé à la mairie. « Aujourd’hui, il faut une grande sensibilisation les mariages pour une commune de 24 quartiers, pour toute l’année, on a enregistré que 957 mariages. C’est trop peu pour une année par rapport au mariage. Regardez, quand vous aller dans les mosquées ou les Eglises, tous les jours il y a des cérémonies, mais les gens ne viennent pas signer à la Mairie, ils ne viennent pas signer l’acte de mariage » Dénonce Alpha Oumar Barry avant de déplorer plus loin les cas de décès dont le constat reste alarmant.

« Si je dois parler de décès, je le dirais avec beaucoup de regrets car les déclarations sont souvent liées à un intérêt. C’est-à-dire que, si l’intéressé n’est pas fonctionnaires d’Etat, qu’il a droit à une pension ou autres, il ne déclare pas. Pour l’année 2022, à Matam, on a déclaré seulement que 56 décès. C’est-à-dire que c’est trop insignifiant par rapport au nombre de décès enregistrés par jour même » déplore ce responsable municipal

Toutefois, il invite les familles à ne pas négliger la déclaration de ces différents cas au niveau des communes tout souhaitant l’implication des religieux.

Source : Moussa Moise Keita