Dans le cadre de la sécurisation du patrimoine foncier de l’État et de l’amélioration de la gestion foncière et de la planification urbaine, les autorités préfectorales, sous-préfectorales et communales de Kindia ont pris part, ce mercredi 14 octobre 2026, à une séance de présentation des documents relatifs aux équipements publics et aux réserves foncières de l’État. La rencontre s’est tenue dans la salle de réunion de la préfecture de Kindia, sous la présidence du préfet, le colonel Abdourahamane Keïta.

Selon le directeur préfectoral de l’Habitat de Kindia, Sékou Oumar Magassouba, cette initiative fait suite aux instructions du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire. Elle vise à faire le point sur les réserves foncières de l’État ainsi que sur les espaces destinés à accueillir des équipements publics. Il a expliqué que ces documents permettront d’identifier les domaines concernés, de procéder à leur bornage et d’y installer des plaques d’identification afin de prévenir les occupations illégales.

« Ces documents vont nous permettre d’identifier, de borner et d’installer des plaques d’identification sur chaque domaine constituant une réserve foncière de l’État. Ces espaces sont destinés à la construction d’équipements publics, notamment des hôpitaux, des écoles, des dispensaires et d’autres infrastructures nécessaires au développement et à une bonne planification territoriale », a-t-il indiqué.
Le directeur préfectoral de l’Habitat a également évoqué les insuffisances constatées en matière d’aménagement urbain à Kindia. Selon lui, sur les 35 quartiers que compte la commune urbaine, seuls trois disposent d’un lotissement, et encore, de manière partielle.
« Nous avons mis nos équipes techniques à la disposition des différents maires et sous-préfets afin de réactualiser les informations relatives à l’urbanisation des villes, des secteurs, des quartiers, des communes et des districts. À l’issue de ce premier état des lieux, nous avons établi des diagnostics. Je prends l’exemple de la commune urbaine de Kindia, qui compte 35 quartiers. Parmi eux, seuls trois sont lotis, et encore, partiellement. Le premier aménagement réalisé à Manquepas n’a pas été suivi d’une extension vers les autres secteurs », a-t-il précisé.
Face à cette situation, Sékou Oumar Magassouba a invité les sous-préfets, les maires, les présidents de district et les chefs de secteur à s’impliquer activement dans la protection des réserves foncières de l’État et des espaces destinés aux équipements publics.

« Nous invitons les autorités locales à veiller à la sécurisation de ces domaines. Les réserves foncières de l’État feront prochainement l’objet d’opérations de bornage. Nous préparons également des plaques d’identification afin d’éviter que des citoyens ne s’approprient ces parcelles ou ne les achètent auprès de personnes mal intentionnées », a-t-il averti.
Du côté des bénéficiaires, l’initiative est accueillie favorablement. Le maire de la commune urbaine de Kindia s’est réjoui de la mise à disposition de ces documents, qu’il considère comme une avancée importante dans la prévention des conflits domaniaux et l’amélioration de la gestion des espaces publics.

« Nous étions réunis ici pour recevoir les documents relatifs aux réserves foncières de l’État dans nos différentes collectivités. Nous sommes très heureux du travail réalisé par les services de l’Habitat. C’est une grande première dans une préfecture comme Kindia, où nous avons connu de nombreux conflits domaniaux, de voir cette direction mettre à la disposition des maires et de l’ensemble des conseillers communaux des documents précisant l’emplacement des équipements collectifs appartenant à l’État, ainsi que celui des réserves foncières disponibles dans nos collectivités », a déclaré Aboubacar Molota Camara.
Pour le maire, ces documents constituent un outil essentiel pour les collectivités locales, tant pour la protection du patrimoine foncier de l’État que pour la réalisation de futurs projets de développement.

« Ils nous permettront non seulement de veiller à la sécurisation de ces espaces, mais aussi de faciliter la réalisation de projets liés aux équipements collectifs de base. Lorsque nous aurons des projets à exécuter, nous pourrons plus facilement identifier les sites appropriés pour la construction des infrastructures nécessaires à nos populations », a-t-il souligné.
Par Mohamed Camara, pour Lerefleur224.com