SOS: atteinte d’une maladie depuis plus de quatre mois, M’mah Kaba lance un SOS aux personnes de bonne volonté
Entre douleurs, difficultés financières et désespoir, dame M’mah Kaba, âgée d’une quarantaine d’années, sollicite l’aide des personnes de bonne volonté pour poursuivre son traitement médical. Confrontée à des dépenses qu’elle ne peut plus assumer, elle espère retrouver la santé grâce à la solidarité. Depuis plus de quatre mois, M’mah Kaba vit dans la douleur et l’incertitude face à une maladie dont la nature exacte reste, selon son témoignage, à déterminer. Éprouvée par cette situation et confrontée à d’importantes difficultés financières, elle lance un appel à l’aide afin de pouvoir poursuivre les soins nécessaires à son rétablissement.
Visiblement affectée par son état de santé, elle revient sur les circonstances dans lesquelles les premiers symptômes sont apparus.

« C’est à la suite du décès de mon mari que cette maladie a commencé. Au début, j’ai pensé qu’il s’agissait d’une infection vaginale. Lorsque j’en ai parlé à ma sœur, elle a pensé à la même chose. Nous avons alors entrepris des traitements, mais comme mon état ne s’améliorait pas, on m’a conseillé de consulter un médecin », raconte-t-elle.
Selon son récit, le médecin lui aurait fait passer une échographie avant de lui prescrire des médicaments et de lui recommander de se rendre à l’hôpital Calière après avoir terminé le traitement. Mais, explique-t-elle, c’est au cours de cette période qu’elle a commencé à ressentir davantage de douleurs, ce qui l’a poussée à se rendre dans cet établissement sanitaire. Sur place, elle affirme avoir subi des soins consistant notamment à retirer du liquide de son ventre, les premières suspicions portant sur une éventuelle tuberculose. Toutefois, d’après son témoignage, les examens réalisés n’ont pas confirmé cette hypothèse, sans qu’une explication précise sur la nature de sa maladie lui soit alors donnée.
Des examens coûteux, un obstacle majeur à la poursuite des soins. Après son passage à l’hôpital Calière, M’mah Kaba dit avoir été orientée vers une clinique située à Sangoyah. Lors de cette nouvelle consultation, le docteur Keita lui aurait indiqué que son utérus était enflé et que cette situation serait à l’origine du ballonnement de son ventre. Le praticien lui aurait alors proposé une prise en charge nécessitant plusieurs examens, dont un scanner. Mais le coût de cet examen représentait déjà une difficulté majeure pour cette patiente issue d’une famille démunie.
Déterminée à retrouver la santé, elle explique avoir pris la décision de vendre certains de ses objets de valeur pour financer ses soins. Cette période a également coïncidé avec la maladie de sa mère, aggravant davantage les difficultés de sa famille.
« On a fait tous les autres examens, mais on a un peu retardé le scanner à cause du manque d’argent. Il coûtait 2 300 000 francs guinéens. Finalement, nous avons réussi à réunir 2 100 000 francs guinéens et le docteur a accepté », confie-t-elle.
Cependant, les dépenses ne se sont pas arrêtées là. Après le scanner, le médecin lui aurait prescrit une ordonnance dont le coût s’élève à trois millions de francs guinéens. Pour l’ensemble du traitement, la somme nécessaire atteindrait six millions de francs guinéens, un montant que la patiente et ses proches ne sont plus en mesure de réunir.Face à cette impasse financière, M’mah Kaba se tourne désormais vers les personnes de bonne volonté. Son souhait est de pouvoir poursuivre les soins et espérer une amélioration de son état de santé. Au-delà de la maladie et des difficultés financières, son témoignage est également marqué par une douloureuse épreuve personnelle. Elle affirme avoir donné naissance à huit enfants, tous malheureusement décédés, et se retrouver aujourd’hui sans enfant.
« Nous sollicitons l’aide des bonnes volontés pour venir à mon secours afin que je puisse recouvrer la santé le plus vite possible. Au nom de Dieu, aidez-moi ! Je suis issue d’une famille pauvre. J’ai donné naissance à huit enfants, mais malheureusement, ils sont tous décédés. Je n’ai donc pas d’enfants », lance-t-elle avec détresse.

Dans l’attente d’un soutien susceptible de lui permettre de poursuivre sa prise en charge médicale, dame M’mah Kaba espère que son appel sera entendu. Pour cette femme confrontée à la maladie, au deuil et à la précarité, la solidarité représente aujourd’hui un espoir de pouvoir continuer à se soigner.
Son témoignage rappelle les difficultés auxquelles peuvent être confrontées certaines personnes lorsque le coût des examens et des traitements dépasse largement leurs moyens financiers.
Par Amy Camara, pour Lerenifleur224.com