CTG et Wabtec scellent un accord historique pour Simandou : « Un mariage de long terme de 15 ans »  Déclare Mamoudou Nagnalen Barry

La Compagnie du TransGuinéen (CTG) et le groupe américain Wabtec franchissent une étape décisive dans le développement du mégaprojet minier et ferroviaire de Simandou. Reunis à New York ce lundi 21 septembre, les deux partenaires ont formalisé un contrat de services stratégique d’un montant de plus de 700 millions de dollars. Cet accord porte spécifiquement sur l’exploitation et la maintenance de la flotte de locomotives Evolution Series, destinées à circuler sur le corridor ferroviaire du projet.

Cette nouvelle signature marque un jalon majeur pour l’équipementier américain : il s’agit du plus important contrat de services jamais décroché par Wabtec sur le continent africain. En additionnant les premières commandes de locomotives signées en 2024, le volume total des engagements de Wabtec dans le projet Simandou dépasse désormais la barre de 1,2 milliard de dollars.

Pour Mamoudou Nagnalen Barry, président du Conseil d’administration de la CTG, ce partenariat concrétise l’ambition de doter la Guinée de technologies de pointe tout en préparant la souveraineté industrielle du pays

 

« C’est un honneur de voir aujourd’hui une vision, celle de l’État se concrétiser pour s’assurer que les meilleures technologies au monde viennent dans le projet Simandou. On a signé avec Wabtec qui est une entreprise américaine de plus de 150 ans et qui va nous fournir non seulement les locomotives mais aussi les services de maintenance pour un montant total de 1,2 milliard de dollars. »

Au-delà de l’aspect matériel, le président de la CTG insiste sur l’impact humain et économique à long terme. L’accord intègre un volet central dédié au transfert de compétences, à la montée en qualification des travailleurs guinéens et à l’implication des entreprises locales.

« C’est le plus grand contrat de locomotives sur le continent africain et aujourd’hui pour un mariage de long terme de 15 ans pendant lesquels on va former les Guinéens, on va former les entreprises guinéennes. On va même produire certains des éléments localement pour s’assurer qu’au moment où tous les actifs de Simandou reviendront à la Guinée, qu’on ait la technologie et la connaissance pour gérer cette entité qu’est la CTG. »

En misant sur le développement des capacités locales et la fabrication progressive de composants sur le sol national, cet accord vise à garantir une autonomie technique complète de la Guinée lors du transfert final des infrastructures de Simandou à l’État.

 

Par Rama Fils,  pour Lerenifleur224.com