Kindia : l’école primaire Condetta 2 dans un état de dégradation alarmant à quelques semaines de la rentrée.
À quelques semaines de la rentrée scolaire session 2026-2027, l’école primaire Condetta 2, située dans la commune urbaine de Kindia, présente un état de dégradation très avancé. Plusieurs infrastructures de cet établissement, qui a contribué à la formation de nombreux cadres de Guinée, notamment dans la préfecture de Kindia, sont aujourd’hui fortement détériorées.

Dans certaines salles de classe, des nids-de-poule sont visibles au sol, tandis que les plafonds sont fortement endommagés et que plusieurs murs présentent d’importantes fissures. À chaque épisode de pluie, l’eau s’infiltre dans les salles de classe, rendant les conditions d’apprentissage particulièrement difficiles pour les élèves et les enseignants.

L’état actuel de l’école suscite des inquiétudes à l’approche de la rentrée scolaire. Une intervention urgente apparaît nécessaire pour réhabiliter les infrastructures et offrir aux élèves un environnement d’apprentissage sûr et digne.

Face à cette situation, le directeur central des Compagnies mobiles d’intervention et de sécurité (CMIS)Général Ibrahima Sory Diabaté, fils de la première directrice de cette école primaire construite le 3 octobre 1994, venu assister à une cérémonie de sacrifice organisée par une association de jeunes en mémoire de sa mère, a profité de l’occasion pour visiter les salles de classe de cet établissement.
À l’issue de cette visite, il s’est dit préoccupé par l’état de dégradation de l’école et a promis de tout mettre en œuvre pour contribuer à sa réhabilitation.

<< L’école est dans un état de délabrement avancé. C’est aussi une façon pour moi de venir, en tant que fils de la première directrice de cette école, mais également en tant que représentant de l’autorité, constater son état de dégradation et voir quelles sont les mesures à prendre pour la sauver de cette situation.Et je crois qu’il n’y a pas mille et une voies : je suis le passage principal. Je suis partagé entre deux options. La première, c’est ma maman, qui a été la première directrice de cette école. Donc, si l’école disparaît, c’est aussi le nom de ma mère qui disparaîtra. Et moi, je ne l’accepterai jamais.Ce n’est pas une école privée. C’est une école publique, c’est l’État. Et moi aussi, je représente l’État. Donc, sans trop de commentaires, il est de mon devoir, sur le plan familial, par rapport à ma maman, et sur le plan administratif, par rapport à l’État, d’agir. Je vous promets, je prends cet engagement : l’école sera sauvée. On se battra contre vents et marées. L’école sera sauvée, parce que c’est dans cela que nous avons notre honneur, notre dignité et notre fierté. >> A-t-il souligné

Cet établissement, considéré comme un véritable temple du savoir, mérite une attention particulière afin de préserver son rôle dans la formation des futures générations.
Par Mohamed Camara pour Lerenifleur224.com