Une semaine après l’éboulement meurtrier survenu à Dar es-Salam, le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, s’est rendu ce samedi 29 août 2026 sur les lieux du drame, à Conakry. Cette visite a été l’occasion pour le chef de l’État de constater l’évolution de la situation, de s’enquérir des conditions des sinistrés et de suivre la mise en œuvre des mesures annoncées par les autorités. Le président était accompagné de plusieurs hauts responsables de l’administration, notamment le ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Lamine Sy Savané, Djeneba Sory Camara, responsable au ministère de la Sécurité et de la Protection civile, ainsi que le Haut-commandant de la Gendarmerie nationale et directeur de la Justice militaire, le général Balla Samoura.
À l’issue de la visite, le ministre secrétaire général de la Présidence de la République et porte-parole de la Présidence, le général Amara Camara, a expliqué les motivations de ce déplacement. Selon lui, le chef de l’État entend maintenir une attention constante sur les conditions de vie des populations, mais également sur celles des travailleurs et des Forces de Défense et de Sécurité.
« Son Excellence Général Mamadi Doumbouya, chef de l’État, c’est l’homme de la constance. Son seul credo, c’est le bien-être de sa population et l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, parmi lesquels des Forces de Défense et de Sécurité », a-t-il déclaré.
Le général Amara Camara a également replacé cette visite dans le cadre d’une série de déplacements effectués récemment par le président de la République dans plusieurs unités militaires. Il a notamment évoqué une visite au Bataillon Quartier Général en début de semaine, puis un passage au camp Alpha Yaya Diallo ce samedi, où le chef de l’État s’est rendu dans plusieurs unités, dont le bataillon des troupes aéroportées.
« Il a effectué en début de semaine une visite dans une des grandes garnisons du pays, Bataillon Quartier Général. Aujourd’hui samedi, c’était le tour du camp Alpha Yaya, en faisant un tour dans certaines unités, y compris le bataillon des troupes aéroportées, pour continuer à s’enquérir des conditions de travail et voir les instructions qu’il a données, est-ce que c’est très bien appliquées », a expliqué le porte-parole de la Présidence.
Revenant sur l’éboulement qui s’est produit dans la nuit du samedi au dimanche précédent, le général Amara Camara a souligné la volonté du chef de l’État de se rendre personnellement sur le site afin de témoigner sa solidarité aux familles endeuillées.
« Vous vous souviendrez que dans la nuit du samedi au dimanche dernier, notre population a été endeuillée, le Chef de l’État a été endeuillé par le drame qui s’est passé ici. Et pour venir compatir à la douleur de l’ensemble de la population, il s’est rendu sur le lieu aujourd’hui », a-t-il affirmé.
Pour le porte-parole de la Présidence, la présence du chef de l’État ne se limite toutefois pas à un geste de compassion. Elle vise également à vérifier sur le terrain l’application effective des directives données aux services concernés.
« En plus de compatir, il vient donner des instructions de travail et s’assurer que les instructions qu’il a données soient effectivement en train d’être implémentées sur le terrain », a-t-il ajouté.
Évoquant les circonstances ayant précédé le drame, le général Amara Camara a affirmé que les autorités avaient, à plusieurs reprises, mené des opérations de déguerpissement et adressé des avertissements aux occupants du site.
« C’est assez dramatique ce qui est arrivé, c’est des pertes en vies humaines que nous regrettons tous. Mais cela est arrivé, on peut dire, accidentellement. Mais ce n’est pas sans que l’administration ne prenne ses responsabilités », a-t-il déclaré.
Selon lui, plusieurs opérations avaient déjà été menées sur les lieux, sans toutefois empêcher leur réoccupation.

« L’administration était déjà passée plusieurs fois, des déguerpissements ont été faits sur ces lieux, des avertissements ont été donnés plusieurs fois aux occupants de ces lieux, mais malheureusement, les réoccupations illégales ont continué et ça a mené là où ça devrait nous mener », a-t-il déploré.
Le porte-parole de la Présidence a par ailleurs révélé que de nouvelles opérations de déguerpissement étaient programmées avant même la survenue de l’éboulement.
« Le dimanche dernier, normalement les déguerpissements devraient commencer sur le même site dans des conditions très normales, avec ou sans drame. Mais le drame est venu effectivement accélérer », a-t-il expliqué.
Malgré la tragédie, les autorités entendent poursuivre le projet de transformation du site de Dar es-Salam. Le général Amara Camara a annoncé que l’objectif est de débarrasser la zone des déchets et de l’aménager en espace vert.
« Pour le lieu où nous sommes aujourd’hui, il est prévu de faire disparaître, grâce à un projet que le Chef de l’État a mis en place, tout ce qu’il y a ici comme ordures et il doit être transformé en parc urbain et pour contribuer à l’embellissement de notre belle capitale », a-t-il annoncé.
Il a assuré que le drame ne remettrait pas en cause la réalisation de ce projet.
« Ces travaux-là ne vont pas s’interrompre », a-t-il affirmé.
En conclusion, le porte-parole de la Présidence a annoncé que des informations seront communiquées dans les prochains jours sur l’organisation des inhumations des victimes de l’éboulement.
« Dans les jours à venir, des communications vont être faites par rapport aux inhumations de nos frères et sœurs. Au nom du Chef de l’État, nous voulons présenter nos condoléances les plus attristées à l’ensemble du peuple de Guinée. Que Dieu accepte leurs âmes au paradis », a conclu le général Amara Camara.
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