Affaire Electromatic Guinée : la Chambre des appels de la CRIEF confirme l’innocence d’Ali JICHI

La Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a confirmé, ce jeudi 30 août 2026, la relaxe de l’entrepreneur Ali JICHI, poursuivi dans une affaire de détournement présumé de près de 26 milliards de francs guinéens au préjudice de la société Electromatic Guinée. Cette décision vient confirmer le jugement rendu en première instance, qui avait déjà écarté l’ensemble des accusations portées contre lui.

Depuis avril 2023, Ali JICHI faisait l’objet de poursuites pour des faits présumés d’abus de confiance, d’abus de biens sociaux, de vol et de détournement, à la suite d’une plainte déposée par son ancien employeur, la société Electromatic Guinée, représentée par son cogérant Mohamed Fawaz.

Tout au long de la procédure, le prévenu a toujours rejeté les accusations, affirmant que les fonds concernés ne relevaient pas du patrimoine de la société Electromatic Guinée, mais provenaient de son environnement familial et entrepreneurial.

Réagissant à la décision de la Chambre des appels, Maître Morlus Sylla,son avocat, a estimé que cette décision vient consacrer les conclusions des différentes expertises réalisées au cours de la procédure.

Selon lui, le dossier trouve son origine dans un conflit entre associés au sein d’Electromatic Guinée. Il rappelle qu’Ali JICHI détient 29 % des parts sociales de l’entreprise et partageait auparavant la cogérance avec Mohamed Fawaz.

« Il s’agit d’une affaire opposant des associés. Des divergences sont apparues au sein de la société et ont conduit Electromatic, représentée par Mohamed Fawaz, à déposer une plainte contre notre client en avril 2023 pour vol, abus de confiance, abus de biens sociaux et d’autres infractions », a expliqué l’avocat.

Maître Morlus Sylla souligne que les investigations, suivies de plusieurs audiences et de trois à quatre expertises, ont finalement conduit les juges de première instance à prononcer la relaxe d’Ali JICHI.

« Toutes les expertises ont concouru à disculper notre client. Malgré cela, la société Electromatic a interjeté appel. Après un nouvel examen contradictoire du dossier, la Chambre des appels a conclu, à l’unanimité, qu’aucune charge ne pouvait être retenue contre Monsieur Ali JICHI », a-t-il déclaré.

L’avocat a également rappelé que la défense de l’entrepreneur était assurée conjointement par le doyen Maître Dinah Sampil et lui-même. À l’issue de la décision, Ali JICHI s’est félicité de la confirmation de sa relaxe, estimant que la justice a définitivement établi son innocence.

 

 

« Aujourd’hui, la vérité est connue de tous. Dieu merci, la justice a une nouvelle fois confirmé sa première décision, démontrant que les accusations portées contre moi étaient totalement fausses et infondées », a déclaré l’entrepreneur.

Il affirme désormais vouloir tourner la page de cette procédure tout en rétablissant son image auprès de l’opinion publique.

« Le plus important pour moi est que la vérité soit rétablie auprès de l’opinion. De la même manière que j’avais été sali au début de cette affaire, je souhaite aujourd’hui que mon honneur soit pleinement restauré, maintenant que la justice a définitivement tranché », a-t-il conclu.

 

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