Cas des candidats incarcérés ,le secrétaire préfectoral des affaires religieuse appelle au calme et plaide pour la libération des autres élèves détenus. 

Kindia- Au lendemain des manifestations organisées par des élèves de plusieurs lycées de Kindia pour réclamer justice après le décès de Mamadou Djouma Bah et demander la libération des six autres candidats détenus dans le cadre de l’affaire de fraude au baccalauréat unique, le secrétaire préfectoral des Affaires religieuses de Kindia, Elhadj Karamba Diakhaby, est sorti de son silence.

Au cours d’une déclaration, le responsable religieux a lancé un appel au calme à l’endroit des élèves et de leurs parents. Il a exhorté chacun à privilégier la sagesse et à éviter toute nouvelle manifestation susceptible de provoquer des violences ou des dégâts matériels.

<< Nous demandons à nos enfants de rester dans la sagesse et de placer leur confiance en Dieu. Que chacun se retienne. Nous demandons que personne ne manifeste à Kindia, car les édifices qui peuvent être endommagés appartiennent à toute la population de Kindia, et non à un individu. Les autorités en place aujourd’hui partiront un jour, mais notre ville restera. Préservons donc les intérêts de Kindia. Pardonnons-nous et remettons tout entre les mains de Dieu >>, a-t-il déclaré.

Tout en appelant au calme, Elhadj Karamba Diakhaby a également adressé un plaidoyer au président de la République, le Général Mamadi Doumbouya. Il lui demande de donner des instructions au ministre de la Justice ainsi qu’au procureur général près la Cour d’appel de Conakry afin que les six élèves encore détenus soient libérés.

Selon lui, le décès de Mamadou Djouma Bah a profondément marqué les populations et appelle à une approche empreinte de compassion.

<< Nous plaidons auprès du ministre de la Justice et du procureur général près la Cour d’appel de Conakry afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Un décès est déjà survenu et chacun connaît la valeur de la vie humaine. Nous demandons au président Mamadi Doumbouya d’user de son pouvoir pour permettre la libération des autres enfants détenus. Parmi eux se trouve même une jeune mère allaitante. Nous savons que la loi existe et que nul n’est au-dessus d’elle, mais notre démarche est une plaidoirie au nom de la paix, de la compassion et de Dieu >>, a-t-il affirmé.

Le secrétaire préfectoral des Affaires religieuses a également estimé que les sanctions prévues actuellement contre la fraude aux examens sont plus sévères que celles appliquées autrefois.

<< À notre époque, beaucoup de candidats tentaient également de frauder. Lorsqu’un surveillant découvrait des documents, il les confisquait, les déchirait ou excluait le candidat de l’examen. Il n’y avait pas de peine de prison. Aujourd’hui, cette loi est appliquée avec des sanctions plus lourdes. Nous n’avions jamais imaginé qu’une affaire de fraude puisse conduire à l’emprisonnement de jeunes élèves et qu’un décès survienne dans ce contexte >>, a-t-il regretté.

Par cette sortie, Elhadj Karamba Diakhaby appelle à l’apaisement, tout en invitant les autorités judiciaires et le gouvernement à examiner avec attention la situation des élèves encore détenus, dans un esprit de justice, de dialogue et de préservation de la paix sociale à Kindia.

 

Par Mohamed Camara pour Lerenifleur224.com