​Procès du drame de Djarabaka à Mamou : Le chauffeur avoue sa vitesse excessive, le verdict attendu le 28 juillet​

Le Tribunal de première instance (TPI) de Mamou a ouvert, ce mardi 7 juillet 2026, le procès de Mamadou Saliou Diallo. Ce jeune chauffeur de 24 ans est poursuivi pour homicide involontaire et destruction de biens privés après le tragique accident routier du 29 juin dernier à Djarabaka (sous-préfecture de Konkouré), qui a coûté la vie à 16 personnes.​

Les aveux du prévenu et la douleur des familles​Devant une salle d’audience comble et submergée par l’émotion, le prévenu a reconnu sa responsabilité dans le drame. S’il a fermement nié avoir consommé de l’alcool ou des boissons énergisantes avant de prendre le volant, Mamadou Saliou Diallo a néanmoins admis avoir roulé à une vitesse excessive. Il a toutefois réfuté les accusations de délit de fuite, affirmant s’être rendu de lui-même aux autorités.

​Le moment le plus poignant de la journée a été le témoignage d’un père de famille qui a perdu cinq proches dans la catastrophe (son frère, sa belle-sœur et leurs quatre enfants). Ce dernier réclame 3 milliards de francs guinéens (GNF) à titre de réparation.​Le système d’octroi des permis de conduire sur le gril​Ce procès a également ouvert le débat sur l’insécurité routière en Guinée. Le Dr Abdourahamane Tata Diallo, représentant des ressortissants de Labé à Mamou, a fustigé l’indcipline des conducteurs responsable selon lui de 80 % des accidents et a dénoncé le laxisme dans l’obtention des titres de transport :

« Au jour d’aujourd’hui, tu peux rester dans ta chambre et avoir ton permis. Il faut revoir un peu l’octroi des permis, perdre 16 personnes, c’est de trop. »​

De son côté, le secrétaire général des transports de la CNTG, Mamadou Dian Barry, a reconnu la faute du chauffeur tout en déplorant la difficulté d’éduquer certains professionnels de la route, malgré des sensibilisations hebdomadaires.​Prochaine étape : la comparution de l’assureur​

À l’issue de cette première journée de débats, le président du tribunal, Mamadou Yaya Sow, a renvoyé l’affaire au 28 juillet 2026. Ce report de trois semaines doit permettre à la compagnie NSIA Assurances, l’assureur du véhicule en cause, de comparaître afin de fixer les modalités d’indemnisation des familles des victimes.

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