La publication des résultats du Certificat d’études élémentaires (CEE), session 2026, a consacré de nombreux élèves à travers la Guinée. Avec un taux de réussite national de 63,28 %, plusieurs établissements se sont distingués par leurs performances. À Kindia, un nom est sur toutes les lèvres : le Groupe scolaire privé Emmaüs Stéphane Virgility. L’établissement a réalisé un véritable exploit en occupant les cinq premières places du classement préfectoral, ainsi que la septième, grâce aux performances enregistrées sur ses trois sites de Tafory Météo, Féréfou 2 et Damakania.
Derrière cette prouesse se cachent des mois de préparation, de discipline et d’accompagnement. Pour comprendre les clés de cette réussite exceptionnelle, notre correspondant régional est allé à la rencontre des meilleurs lauréats, de leurs parents et des responsables de l’établissement, ce mardi 7 juillet 2026.
Premier de la préfecture de Kindia au CEE 2026, Mamadou Saliou Sy, élève du GSP Emmaüs de Féréfou, savoure une victoire qu’il attribue au travail, à la rigueur et au soutien de sa famille. Le jeune prodige nourrit désormais l’ambition de devenir un haut cadre de l’État afin de servir son pays.
« Je suis très content et je remercie mes encadreurs ainsi que mes parents. Je révisais avec ma grande sœur de temps en temps. Tout s’est bien passé, nous avons beaucoup travaillé. Ma mère me disait toujours de réviser, tandis que mon père me conseillait de réduire les jeux et les distractions. Le secret de ma réussite, c’est que j’ai révisé régulièrement pendant toute l’année. Plus tard, je veux devenir un grand cadre de l’État pour servir ma nation. Mon message à mes camarades est de bien réviser et de redoubler d’efforts », a-t-il déclaré.
Deuxième au classement préfectoral, Ousmane Condé, élève du GSP Emmaüs de Damakania, estime que cette distinction récompense les efforts conjoints des élèves, des enseignants et des parents.
« J’ai beaucoup travaillé et révisé. J’ai aussi amélioré mon écriture. Je remercie le Bon Dieu, mes parents, toute ma famille ainsi que tous mes encadreurs, surtout mon maître, qui a largement contribué à notre réussite », s’est-il réjoui.
Troisième de la préfecture, Mamoudou Diallo, élève du GSP Emmaüs de Tafory, explique que ce résultat est le fruit de nombreux sacrifices, de longues heures de révision et d’une détermination sans faille. Il invite les candidats non admis à garder espoir et à persévérer.
« J’ai travaillé avec l’aide de mes parents, de mes répétiteurs et de mes cousins. Je remercie particulièrement mon maître d’école, M. Paul. J’ai préparé mon examen en révisant matin, midi et soir, en faisant parfois des nuits blanches, en étudiant le Mémento et tous mes cahiers. Je rêve de devenir entrepreneur ou ingénieur. À ceux qui n’ont pas réussi, je dis de ne pas se décourager. Dans la vie, perdre une bataille ne signifie pas perdre la guerre », a déclaré Mamoudou Diallo.
Première fille du classement préfectoral et quatrième au classement général, Véronique Meniané Traoré, élève du GSP Emmaüs de Damakania, partage également sa joie et affiche déjà un objectif bien précis : devenir médecin.
« J’ai beaucoup révisé. Avant les examens, je relisais les leçons du maître et je m’exerçais à la maison avec mes parents. Je suis très heureuse d’être la première fille de la préfecture. À mes camarades non admis, je leur dis de continuer à travailler et à redoubler d’efforts. Plus tard, je veux devenir docteure », a-t-elle souligné.
Cinquième de la préfecture, Thierno Amadou Dramé rend hommage à sa mère, qu’il considère comme la principale artisane de sa réussite. Son rêve est de faire carrière dans les hautes sphères de l’administration internationale.
« Aujourd’hui, je ressens une immense joie. C’est grâce à ma mère que je suis arrivé jusque-là. Nous révisions ensemble chaque week-end. À l’école, j’écoutais attentivement les leçons du maître. Plus tard, je souhaite devenir fonctionnaire international ou ministre », a-t-il confié.Pour les parents, cette réussite est aussi celle d’un accompagnement familial constant. Aïssata Souaré, mère du premier de la préfecture, estime que la clé du succès réside dans le suivi quotidien des enfants.
« Mon seul secret, c’est d’encourager mon enfant à bien travailler. Après les cours, il poursuivait ses révisions avec sa grande sœur et parfois avec moi. Je suis très fière de son parcours et je continuerai à le soutenir afin qu’il devienne un grand cadre au service de son pays », a-t-elle affirmé.
Du côté de la direction, cette moisson exceptionnelle n’a rien d’un hasard. Pour Paul Sagno, directeur général du Groupe scolaire privé Emmaüs Stéphane Virgility, ces résultats sont le couronnement d’une organisation rigoureuse mise en place dès le début de l’année scolaire.

« Ce résultat est le fruit de plusieurs mois d’efforts et de l’implication de tous les acteurs. Je résume notre réussite en un seul mot : le travail. La préparation de l’examen d’entrée en 7e année commence dès l’ouverture de l’année scolaire. À partir du mois de novembre, nous mettons en œuvre un programme spécifique pour les candidats. Nos trois sites travaillent sous la même coordination et avec la même exigence. Je félicite les élèves, remercie les enseignants pour leur engagement quotidien et exprime toute ma gratitude aux parents pour leur accompagnement », a déclaré le directeur général.
Par Mohamed Camara pour Lerenifleur224.com