Débutée le 14 mai dernier, la revue annuelle de l’Agence guinéenne de presse (AGP) s’est achevée ce samedi 16 mai 2026 sous le signe du patriotisme économique et de la responsabilité journalistique. Cette rencontre, qui a réuni le personnel de l’AGP venu des différentes régions et préfectures de Guinée, a été marquée par trois jours d’échanges autour de thématiques majeures liées aux défis médiatiques et aux recommandations visant à améliorer les pratiques journalistiques.
La cérémonie de clôture a été présidée par le secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Souleymane Thiànguel Bah.

Plus d’une cinquantaine de journalistes de l’AGP, venus des différentes régions et préfectures du pays, ont pris part à cette revue annuelle.
Dans son discours prononcé au nom des participants, Alain Siba Toupouvogui, correspondant régional de l’AGP à Kindia, a salué la qualité des échanges, la pertinence des thématiques abordées ainsi que l’engagement des participants tout au long de la formation.
« La qualité et la pertinence des thématiques développées, ainsi que le sens élevé des interventions des panelistes, ont constitué pour nous de véritables sources d’inspiration vers l’excellence. Cette formation a été une opportunité précieuse pour aiguiser nos plumes et moderniser nos pratiques de collecte et de traitement de l’information. Le véritable succès de cette rencontre se mesurera à notre capacité à transformer nos rédactions respectives. C’est pourquoi nous nous engageons à mettre immédiatement en pratique l’ensemble des connaissances théoriques et techniques acquises au cours de ces journées d’apprentissage. Nous continuerons à exercer notre métier avec humilité, rigueur et professionnalisme, en ayant toujours pour boussole l’éthique et la déontologie journalistiques. Nous voulons également être des acteurs de solutions en accompagnant, à travers nos écrits, le développement de nos régions, malgré les difficultés matérielles auxquelles nous faisons face », a-t-il déclaré.
De son côté, le directeur général de l’AGP, François Mara, a indiqué que ces trois jours d’échanges et de panels permettront de renforcer la lutte contre la désinformation et d’améliorer la couverture médiatique des grands projets miniers.

« Durant ces trois jours d’échanges, de panels et de réflexions, nous avons collectivement débattu des défis liés à la couverture médiatique des grands projets miniers, de la lutte contre la désinformation, du journalisme économique, du journalisme de solutions, ainsi que de l’analyse des performances institutionnelles et éditoriales. Les différentes communications nous ont permis d’enrichir notre compréhension des enjeux actuels du journalisme face aux défis du développement national et des mutations numériques. Je me réjouis de la qualité des contributions, de l’engagement des participants et de la pertinence des recommandations formulées. Ces conclusions devront désormais guider notre action quotidienne dans les rédactions », a-t-il souligné.
Prenant la parole à son tour lors de la cérémonie de clôture, le secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Souleymane Thiànguel Bah, a insisté sur le rôle des médias publics dans le traitement de l’information.
« Nous devons savoir que notre travail, en tant que médias de service public qu’il s’agisse de la RTG, de l’AGP, de la RRG ou d’Horoya est avant tout de servir le peuple guinéen. Nous sommes les véritables remparts locaux face aux raccourcis et aux interprétations des médias internationaux.Ce que certains médias internationaux diffusent sur notre pays ne reflète pas toujours la réalité de ce qui se passe en Guinée. Notre rôle est de nous assurer que ce qui apparaît dans l’espace public international corresponde aux attentes de notre population et contribue au raffermissement des relations au sein de nos communautés, tout en portant à l’international les avancées et les actions positives réalisées en Guinée », a-t-il affirmé.Poursuivant son intervention, il a invité les journalistes à privilégier un traitement professionnel et responsable de l’information.

« Nos micros doivent être au service des intérêts de notre pays. Cela ne signifie pas qu’il faut dire que tout va bien ou que tout va mal. Lorsqu’on est face à une information, c’est à nous de choisir l’angle de traitement.Nous ne devons pas choisir des angles qui fragilisent l’unité nationale ou qui donnent l’impression que tout va mal aux yeux du monde. Le travail de terrain n’est pas facile, surtout lorsqu’il s’agit de porter la voix des populations vivant dans les zones les plus reculées du pays. Malgré ces difficultés, nous devons accomplir cette mission avec professionnalisme », a-t-il conclu.
Par Mohamed Camara pour Lerenifleur224.com