ONASUR-E : Neutralité, engagement citoyen et résilience administrative : les fondements d’une démocratie apaisée selon Mohamed Aly Thiam
Dans une réflexion à la fois politique, sociologique et institutionnelle publiée ce dimanche sur son compte Facebook, Mohamed Aly Thiam propose une lecture approfondie du rôle stratégique de la Direction Générale des Élections (DGE) dans la consolidation de la stabilité démocratique en Guinée. S’appuyant sur l’intervention du président de l’ONASUR, Dr Sékou Koureissy Condé, l’analyse dépasse le simple cadre technique de l’organisation électorale pour interroger les mécanismes de fabrication du consensus social, de reconstruction de la confiance institutionnelle et de promotion d’une culture électorale apaisée.
À travers une approche holistique mêlant gouvernance, engagement citoyen, résilience administrative et neutralité institutionnelle, l’auteur met en lumière la manière dont la DGE s’impose progressivement comme un instrument de cohésion nationale et un levier essentiel de refondation du contrat social entre l’État et les citoyens.
Lerenifleur224.com vous propose le contenu de cette analyse de cet ancien magistrat à la retraite
Analyse Holistique et Sociologique : La DGE et la Fabrique du Consensus Social
L’intervention de Dr Sékou Koureissy Condé, président de l’ONASUR, propose une lecture qui dépasse la simple technique électorale pour toucher au cœur du contrat social guinéen.
En analysant la Direction Générale des Élections (DGE), il ne décrit pas seulement un bureau administratif, mais le moteur d’un « concert d’engagements » qui redéfinit la relation entre l’État et le citoyen.
1. La Sociologie de l’Engagement Volontaire : Un Nouveau Contrat Social Le concept de « concert d’engagements volontaires » évoqué par Dr Condé est une clé de lecture majeure.
Sociologiquement, cela signifie que la réussite électorale ne repose plus uniquement sur la contrainte légale, mais sur une adhésion morale des acteurs.
La co-responsabilité : En impliquant institutions et citoyens dans une dynamique volontaire, la DGE ne travaille plus pour le peuple, mais avec lui.
Cet engagement partagé crée une pression sociale positive qui marginalise les velléités de contestation violente au profit d’un civisme actif.
2. Le Leadership Managérial comme Vecteur de Confiance Institutionnelle
La dépersonnalisation de l’institution — passer de la figure de l’individu à l’entité de l’« organe » — répond à un besoin sociologique de stabilité.
Sous le leadership de la Directrice générale, il faut l’admettre, la DGE est devenue un espace de professionnalisme qui rassure.
Dans un contexte où la méfiance envers les individus est parfois forte, la force du collectif et la rigueur du travail d’équipe (gestion de 150 dossiers et 50 centres) reconstruisent le lien de confiance entre l’administré et l’institution.
3. La Charge « Immense » : Une Épreuve de Résilience Collective
L’immensité de la charge de travail décrite par Dr. CONDE n’est pas qu’un défi logistique ; c’est une épreuve de résilience pour l’administration.
La performance accomplie apparait comme le baume de l’apaisement des tensions. En effet, la capacité de la DGE à absorber ce volume de travail, sans manquement majeur, agit comme un sédatif social.
La rigueur technique devient ici un outil de paix : moins il y a d’erreurs administratives, moins il y a de prétextes aux tensions sociales.
4. La Neutralité : Une Étanchéité Protectrice du Corps Social
La dimension holistique révèle que la neutralité de la DGE, validée par l’ONASUR, protège le processus des interférences extérieures.
En maintenant une distance stricte avec l’exécutif, la DGE préserve l’équité du jeu politique.
Cette neutralité n’est pas qu’une règle de droit ; c’est la garantie sociologique que chaque candidat a une chance égale, ce qui est indispensable pour maintenir la « quiétude sociale » mentionnée par le Dr Condé.
Conclusion :
La méthodologie de la DGE conduit les opérations électorales vers une Culture Électorale Apaisée.
L’analyse de Dr. CONDE montre que la DGE a réussi à transformer un défi administratif colossal en un projet de société inclusif.
Grâce à un leadership tourné vers la performance collective et une ouverture à la supervision citoyenne, l’institution ne se contente pas d’organiser des élections : elle participe à la construction d’une nouvelle culture démocratique où la rigueur et l’engagement volontaire sont les piliers de la stabilité nationale.
Mohamed Aly Thiam
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