Processus électoral : Dr Sékou Koureissy Condé défend la DGE et appelle à la retenue

Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 6 mai à son siège, le président de l’Observatoire National Autonome de Supervision du Référendum Constitutionnel et des Élections, Dr Sékou Koureissy Condé, a livré une déclaration marquée par un appel à la compréhension, à la retenue et à la reconnaissance du travail des institutions électorales, en particulier celui de la Direction Générale des Élections.

Face aux critiques et aux interrogations entourant le processus électoral en cours, Dr Condé a insisté sur la nécessité de considérer la DGE non pas comme une entité incarnée par des individus, mais comme une institution œuvrant dans un cadre légal et organisationnel précis. « Il faut voir le travail de la DGE comme celui d’un organe, et non d’une personne », a-t-il souligné, mettant en avant l’ampleur des tâches à accomplir.

Selon lui, la gestion simultanée de plusieurs scrutins représente un défi logistique et administratif considérable. Entre le traitement d’environ 150 dossiers de candidatures et la supervision d’une cinquantaine de centres de vote, la charge de travail est « immense ». Il a tenu à rappeler que la DGE ne soutient aucun candidat, mais se limite à l’examen rigoureux des candidatures, conformément à ses prérogatives.Dans ce contexte, le président de l’ONASUR-E a affirmé qu’aucun manquement majeur ne pouvait être reproché à la DGE à ce stade. « Nous n’avons vraiment rien à reprocher à la Direction Générale des Élections », a-t-il déclaré avec fermeté, tout en invitant les candidats et les différents acteurs politiques à faire preuve de responsabilité et de discernement.

Dr Condé a également mis en avant le rôle de veille et d’écoute de l’ONASUR-E, qui se veut accessible à tous les acteurs du processus. L’institution reçoit, écoute et transmet les préoccupations exprimées, dans un souci de transparence et d’équité. Il a insisté sur la capacité de l’Observatoire à exercer un contrôle, rendu légitime par les dispositions légales en vigueur.Par ailleurs, il a tenu à rassurer sur l’absence d’ingérence des autorités exécutives dans le travail de l’ONASUR-E. Les échanges avec la présidence et la primature se limiteraient, selon lui, à des rappels sur les exigences de neutralité, de transparence et de crédibilité du processus électoral.

Dr Sékou Koureissy Condé a évoqué une dynamique collective portée par « un concert d’engagements volontaires », impliquant institutions et citoyens, en faveur d’élections apaisées. Un message qui se veut rassembleur, dans un contexte où la confiance dans les mécanismes électoraux demeure un enjeu central pour la stabilité et la quiétude sociale en Guinée.

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