La DGE hausse le ton : « On ne peut pas valider des listes sur la base de faux documents »

Après la récente sortie de plusieurs acteurs politiques exprimant des réserves sur la gestion du processus électoral, la Direction générale des élections a animé une conférence de presse ce jeudi 30 avril 2026 afin d’apporter des clarifications sur l’organisation des élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026.

Selon Djenabou Touré, plusieurs candidats du mouvement GMD auraient falsifié la signature du mandataire afin de se porter candidats.

« Vous venez sur une liste sans dossier en tout cas, à notre niveau, le dossier n’est pas arrivé ou avec de faux documents, comme un faux casier judiciaire. Dans ce cas, soit la liste est éliminée carrément, soit la personne est remplacée. Je l’avais déjà expliqué, mais certains pensaient que, parce qu’ils sont du GMD, leur nom serait automatiquement accepté. Le GMD est un mouvement politique, ce n’est ni un groupe d’indépendants ni un parti politique. Il ne fonctionne pas selon les mêmes règles que les partis, et cela doit être clair. Il ne faut donc pas nous confondre avec le GMD.Ils ont établi leurs listes, les ont déposées, et ont engagé des procédures judiciaires contre nous. Ils ont gagné dans certaines localités et perdu dans d’autres. Un autre problème majeur concerne la multiplicité des candidatures : à Sonfonia, par exemple, il y avait quatre listes du GMD. Laquelle devions-nous retenir ? Nous ne pouvions pas le déterminer seuls. La coordination du mouvement nous a alors transmis la liste des mandataires habilités à valider les candidatures. Cependant, la justice a rétabli certaines listes. Le problème, c’est que certains signataires n’étaient même pas mandataires du GMD. Ils ont validé des listes en se présentant comme tels, alors que le mouvement ne les reconnaissait pas. Face à cette situation, nous avons demandé officiellement la liste des mandataires et leurs signatures pour procéder à des vérifications. Il faut qu’on arrête à un moment donné les signatures falsifiées, même celles du mandataire du GMD. Oui, je le dis, même si cela peut déplaire. Face à cela, que faire ? Même les structures locales ne pouvaient pas gérer la situation. C’est notamment en raison des intimidations que la validation des dossiers a été recentralisée au niveau national, afin de permettre une analyse rigoureuse, dossier par dossier », a-t-elle expliqué.

cette sortie de la Direction générale des élections se veut un rappel à l’ordre dans un contexte marqué par des contestations et des irrégularités présumées. À travers ces clarifications, Djenabou Touré insiste sur la nécessité de préserver l’intégrité du processus électoral, en mettant fin aux pratiques frauduleuses et en renforçant les mécanismes de contrôle. À quelques semaines du scrutin du 31 mai 2026, ces mesures apparaissent comme un enjeu crucial pour garantir des élections crédibles, transparentes et apaisées.

Par Ousmane Baldé, pour Lerenifleur224.com