Le délibéré attendu ce mardi 28 avril 2026 dans le dossier opposant l’ancien gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée, Ibrahima Chérif Bah, à l’État guinéen, n’a finalement pas eu lieu. La Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a plutôt décidé de relancer les débats, en raison d’un changement récent dans la composition de la juridiction.
À la suite de cette décision, le procureur spécial, Alphonse Charles Wright, est intervenu pour faire valoir ses observations. Évoquant l’absence du prévenu à l’audience, il a invité la Cour à ne pas prendre en considération les éventuelles demandes ou arguments déjà présentés par la défense.
Le représentant du ministère public a en outre sollicité le report de l’affaire afin de permettre la tenue des plaidoiries et des réquisitions. Une requête à laquelle l’Agent judiciaire de l’État (AJE) ne s’est pas opposé, tout en demandant que le renvoi soit fixé à trois semaines. Cette demande se justifie par l’indisponibilité de deux avocats de l’État, Me Pépé Antoine Lamah et Me Faya Gabriel Kamano.
Tenant compte de ces éléments, la Cour a décidé de renvoyer l’affaire au 19 mai prochain. Cette prochaine audience devrait permettre la présence des conseils de la partie civile et, le cas échéant, l’ouverture des plaidoiries et des réquisitions.
Il faut rappeler que, le 5 mai 2025, la Chambre de jugement de la CRIEF avait déclaré Chérif Bah coupable de plusieurs infractions, notamment le détournement de deniers publics, la corruption, l’enrichissement illicite, le blanchiment de capitaux, l’abus de fonction et la complicité. Les faits reprochés portaient sur un montant de 10,5 millions de dollars.
À l’issue de ce jugement, il avait été condamné à cinq ans de prison, ainsi qu’au paiement d’une amende de cinq milliards de francs guinéens. La confiscation de ses biens avait également été prononcée. Cette décision a été contestée par son avocat, Me Sékou Kondiano, qui a interjeté appel.
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