Conakry : l’atelier fondateur de l’Académie Virtuelle du CAMES (AVI-CAMES) clôturé sur une note de satisfaction

Clap de fin pour l’atelier fondateur de l’Académie Virtuelle du CAMES (AVI-CAMES), qui s’est déroulé à Conakry du 20 au 23 avril 2026. Durant quatre (4) jours, les représentants des 19 pays membres de l’espace CAMES se sont réunis dans la capitale guinéenne pour examiner les perspectives de mise en place de cette académie, en faveur du développement de la recherche scientifique et de l’enseignement supérieur.

Les travaux se sont achevés avec l’atteinte des objectifs fixés, notamment l’adoption consensuelle des textes fondateurs et la validation d’un plan de financement structuré, crédible et durable.

Selon Dr Diaka Sidibé, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ces assises ont permis de poser les bases d’une transformation majeure du système universitaire. Après quatre jours d’échanges soutenus, de réflexion stratégique et de co-construction, les participants ont abouti à des résultats concrets.

« Je me réjouis particulièrement de constater que les objectifs que nous nous étions fixés ont été pleinement atteints. Grâce à la qualité de vos contributions et à votre engagement constant, nous disposons désormais d’un consensus sur les textes fondateurs, notamment les statuts, le règlement intérieur et la charte des services, ainsi que d’un plan de financement structuré, crédible et diversifié, garantissant la pérennité de l’AVI-CAMES. En fondant cette académie virtuelle, nous faisons plus que créer une plateforme numérique : c’est un acte politique majeur pour le CAMES, un choix stratégique pour nos États et un engagement collectif pour l’avenir de l’enseignement supérieur africain. Nous affirmons ainsi une ambition, celle de bâtir un espace académique africain souverain, moderne et solidaire », a-t-elle déclaré.Pour sa part, le professeur Souleymane Konaté, Secrétaire général du CAMES, a souligné que l’Académie Virtuelle du CAMES n’est pas un projet ordinaire, mais une réponse audacieuse aux défis actuels et futurs de l’enseignement supérieur et de la recherche.

« Avec elle, le CAMES franchit une nouvelle étape : celle de l’accompagnement des États et des institutions d’enseignement supérieur et de recherche vers une transformation qualitative plus impactante. À travers la formation et le renforcement des capacités institutionnelles, le développement du numérique éducatif, l’expertise dans tous les domaines, la production de données fiables et l’accompagnement au développement d’une intelligence artificielle véritablement africaine, cette académie incarnera l’ambition du CAMES de faire de la connaissance un levier central du développement durable en Afrique. Cette vision, que nous avons affinée au cours de cet atelier, reflète l’image que nous voulons pour notre continent : une Afrique des savoirs, solidaire, forte, résiliente et unie », a-t-il affirmé.

À l’issue des travaux de groupe, des recommandations ciblées ont été formulées à l’endroit du CAMES, des États et des parties prenantes. Parmi les recommandations adressées au CAMES figurent : l’harmonisation finale des textes avant leur adoption par le Conseil des ministres ; l’organisation de missions de sensibilisation et de plaidoyer auprès des États et des partenaires ; la préparation d’un arrêté du Secrétariat général pour permettre un démarrage opérationnel en attendant la validation officielle ; le déploiement d’un dispositif de suivi basé sur des indicateurs de performance ; l’intégration des initiatives existantes dans l’écosystème AVI-CAMES ; la mise en place d’un mécanisme de gestion financière dédié garantissant la traçabilité des fonds ; et enfin, l’adoption d’une approche progressive avec une phase pilote avant généralisation.

Par Ousmane Baldé, pour Lerenifleur224.com