Monsieur Pinot : « Moi, j’étais un vieux “koyokoyo”. Aujourd’hui, je suis un vieux jeune. Je marche comme un jeune. » L’acteur rend hommage à Moussa Moïse Sylla
À l’occasion d’une conférence de presse organisée ce vendredi à la Maison de la presse par le Bureau Guinéen des Droits d’Auteur (BGDA), plusieurs figures du monde artistique ont pris la parole autour des enjeux liés au paiement des droits d’auteur ainsi qu’au lancement officiel du site web et des applications de l’institution.
La rencontre, présidée par le ministre de la Culture, Moussa Moïse Sylla, a été marquée par une intervention remarquée de l’artiste et cinéaste Chebeli Hawil Pinot dit « Monsieur Pinot » figure emblématique de la Troupe Pèssè des années 90 et pionnier du cinéma guinéen. Dans une déclaration à chaud, l’acteur a tenu à rappeler la posture qu’il attribue au monde artistique guinéen

« Nous, les artistes, nous sommes apolitiques. Nous ne connaissons que le gouvernement de la place. C’est vrai, il n’y a pas de solution. Nous accompagnons le gouvernement, le gouvernement de la place. Sékou Touré a rayonné grâce aux artistes. Nous sommes les fruits de la révolution. Nous sommes les enfants de Sékou Touré. On rend mieux hommage à Sékou Touré aujourd’hui, qui a préparé et façonné la Guinée. »
Poursuivant son intervention, Chebeli Hawil Pinot a également insisté sur le rôle des acteurs culturels actuels, qu’il considère comme les héritiers d’un combat historique pour la valorisation de la culture nationale. Il a saisi l’occasion pour saluer l’action du ministre Moussa Moïse Sylla, qu’il qualifie d’artisan majeur des récentes avancées sociales en faveur des artistes
« Ces résidus-là, ces rescapés-là qui sont là, qui font aujourd’hui de la culture ce qu’elle est elle-même. Il y a lieu de rendre hommage à Moïse Sylla. Ce n’est pas de la démagogie. On sait qui est Moïse Sylla. Il est un fruit de la révolution, un fruit de la République de Guinée. Si on ne lui rend pas hommage, on sera maudit. C’est grâce à lui que plus de 1200 artistes ont aujourd’hui accès à des droits sanitaires. Moi, j’étais un vieux “koyokoyo”. Aujourd’hui, je suis un vieux jeune. Je marche comme un jeune. Et je voyage. »
Dans un ton empreint de ferveur, l’artiste a élargi son propos à la situation globale du pays, appelant à reconnaître les transformations en cours sous l’actuel pouvoir
« Wallahi, vous n’avez pas besoin d’aller aujourd’hui à Dakar ou à Abidjan. La Guinée, sous l’égide de Mamadi Doumbouya, venez voir Conakry ! Venez voir ce qui a été fait en quatre ans. »

Entre reconnaissance des acquis et appel à la continuité des efforts, ses propos traduisent une volonté de voir la culture nationale consolidée, soutenue et davantage valorisée dans les politiques publiques.
Par le Renifleur, pour Lerenifleur224.com