Paix et cohésion sociale : une ONG organise une conférence islamique à Conakry

À l’occasion de la 7ᵉ édition de la conférence islamique, organisée ce dimanche 1ᵉʳ février 2026 à Conakry par la FAMUGUI (Famille musulmane de Guinée), les participants ont été invités à réfléchir autour des valeurs de paix et de stabilité en Guinée. Des imams et participants venus de divers horizons ont pris part à cette rencontre.

 

 

Le thème retenu pour cette édition est : « La place des femmes et des jeunes dans la consolidation de la paix en islam », une initiative visant à renforcer la cohésion sociale dans le pays.

Prenant part à cette conférence, l’imam Mohamed Diane, venu de Belgique, a souligné l’importance de la vérité comme fondement de la paix.

 

 

« Aujourd’hui, sans la vérité, il n’y a pas de paix. Prenons l’exemple d’un père de famille qui n’est ni juste ni véridique, qui ne dit pas la vérité à sa femme : il ne sera jamais à l’aise. Il ne pourra pas rester dans cette situation. Il faut être véridique. Quand il y a la vérité, il y a la liberté. Quelqu’un qui dit la vérité est libre, Alhamdoulilah. Pour consolider la paix, il faut la vérité et la justice. Il y a des personnes opprimées dans la société, d’autres injustement incarcérées. Sans justice, la paix ne peut pas régner. Le message que je lance aux Guinéens est que la Guinée est un pays béni. Aujourd’hui, nous avons entendu des interventions en soussou, en poulard et en malinké. C’est exactement ce dont la Guinée a besoin. »

Pour sa part, Souleymane Sidibé, Directeur national des Affaires islamiques et représentant du Secrétaire général adjoint par intérim des Affaires religieuses, s’est réjoui de l’organisation de ce genre de rencontres et a appelé à la cohésion sociale.

 

 

« Ces éminents imams sont réunis pour rassembler les Guinéens autour de la paix et de la cohésion sociale. Il faut que cela continue dans notre pays afin que notre président, fraîchement élu, le Général Mamadi Doumbouya, puisse travailler dans la paix. Il a beaucoup de défis à relever pour le développement de la Guinée, mais cela n’est possible que dans un climat de paix, d’entente et de cohésion sociale. Nous sommes très heureux de participer à cette conférence et nous souhaitons que tous les musulmans présents transmettent ce message de paix dans leurs familles, dans les mosquées et sur leurs lieux de travail, afin que la Guinée avance. »

De son côté, Moussa Kourouma, président de la Famille musulmane de Guinée (FAMUGUI), a profité de l’occasion pour formuler plusieurs recommandations à l’endroit des autorités.

 

 

« Nous saluons les efforts constants des autorités religieuses actuelles, notamment l’organisation exemplaire du Hadj ces dernières années, ainsi que les avancées significatives dans la structuration de la Direction des Mosquées, y compris la gestion responsable de la question sensible des conseillers de mosquées, un facteur important de paix dans nos lieux de culte. Ces actions renforcent la crédibilité et le rayonnement de l’islam en Guinée. À l’issue de cette conférence, la FAMUGUI formule quatre recommandations majeures :

– qualifier et reconnaître les écoles franco-arabes afin de garantir un enseignement de qualité et structuré ;

– valoriser les diplômes issus de ces écoles en assurant leur reconnaissance aux examens nationaux et dans l’accès à l’emploi ;

– faire bénéficier pleinement l’islam du principe de la laïcité, dans un esprit d’équité et sans discrimination ;

– respecter les droits de nos sœurs voilées, qui contribuent chaque jour à l’édification d’une société apaisée, condition essentielle de tout développement. » A-t-il conclu.

 

 

À travers les échanges et les recommandations formulées, les participants ont réaffirmé le rôle essentiel de l’islam dans la consolidation de la stabilité nationale, en mettant particulièrement en lumière l’implication des femmes et des jeunes, piliers d’une société harmonieuse et tournée vers le développement.

 

 

Par Ousmane  Baldé,  pour Lerenifleur224.com