Au petit matin de ce lundi 26 janvier 2026, un incendie d’origine inconnue a ravagé un atelier de menuiserie situé dans le quartier Kalémah, dans la commune urbaine de Kagbélen. Le drame a coûté la vie à trois jeunes apprentis menuisiers, tandis qu’un quatrième a été grièvement blessé.

Abattu par la nouvelle et encore sous le choc, Harouna Camara, responsable de l’atelier, revient sur les circonstances de ce drame douloureux.

« C’est vers 5 heures du matin que j’ai reçu un appel m’informant que l’atelier avait pris feu. Je me suis immédiatement rendu sur place. En cours de route, un autre appel m’a annoncé que les trois enfants avaient été calcinés. À mon arrivée, ils avaient déjà été transportés à l’hôpital. Rien n’a pu être sauvé. Toutes les machines ont été consumées par les flammes. En tant que croyant, nous nous remettons à la volonté divine. Pour le moment, il est difficile d’établir un bilan précis, mais ce qui est sûr, c’est que tout est parti. Je me trouve actuellement à Simanbossia, en attendant la fin des formalités à l’hôpital afin de récupérer les corps et procéder à l’enterrement », a-t-il expliqué.
De son côté, le père de Moussa Camara, âgé de 14 ans, a livré un témoignage bouleversant.

« Je suis conducteur de véhicule et nous sommes souvent ensemble. Hier, après le travail, je lui ai demandé, comme d’habitude, de passer la nuit dans le véhicule. Ensuite, il m’a demandé la permission d’aller jouer un peu avec ses amis, quitte à passer la nuit là-bas. Je n’ai pas refusé. Ce n’est que vers 5 heures du matin que j’ai été alerté de l’incendie de l’atelier. J’ai aussitôt compris qu’il était resté à l’intérieur. Les corps ont ensuite été envoyés à la morgue et le blessé transporté à l’hôpital », a-t-il confié, la voix nouée par l’émotion.
Selon les informations recueillies, une enquête pourrait être ouverte afin de déterminer les causes exactes de cet incendie tragique, qui plonge plusieurs familles de la localité dans le deuil.
Par Bountou Syllla, pour lerenifleur224.com