Kindia : les vendeuses du grand marché dénoncent le manque d’espaces commerciaux

La question de l’occupation des espaces commerciaux continue de susciter des tensions à Kindia, notamment au grand marché situé sur l’axe à sens interdit. Des femmes vendeuses, déguerpies lors des travaux de construction d’un immeuble R+3, dénoncent aujourd’hui le non-respect des engagements pris par les autorités communales.

 

 

Selon leurs explications, il avait été convenu que le rez-de-chaussée de l’immeuble en construction serait aménagé en hangars afin de permettre à toutes les vendeuses déguerpies de s’y installer.

« Le hangar qui a été construit pour nous est trop petit. Pourtant, il avait été dit que tout le rez-de-chaussée serait aménagé pour nous accueillir. Aujourd’hui, ce sont des boutiques qui ont été construites à la place, et ces boutiques coûtent jusqu’à trois millions de francs guinéens, une somme que nous ne pouvons pas payer », a expliqué une vendeuse rencontrée sur place.

Faute d’espace, plusieurs femmes affirment être contraintes de s’installer au bord de la route et devant certaines boutiques, une situation devenue intenable, d’autant plus que les autorités exigent leur départ.

« Avant-hier encore, le propriétaire de l’étage devant lequel nous étions installées a fait appel à des gendarmes pour nous chasser. Jusqu’à présent, aucune place ne nous a été proposée », a-t-elle ajouté.

Les conséquences économiques sont lourdes pour ces vendeuses.

 

 

« Cela fait trois jours que nous ne vendons pas. Hier, nous avons rencontré le préfet de Kindia, qui nous a sensibilisées à la patience et nous a promis de régler la situation dans les jours à venir », ont-elles confié.

Cependant, la colère reste vive contre le propriétaire de l’immeuble et contre la commune. Les vendeuses accusent les autorités locales de manquer d’accompagnement.

« La délégation communale vient seulement pour nous demander de quitter les lieux. La dernière fois, ils ont ramassé nos tables pour les déposer à la place des Martyrs. Quand nous sommes revenues le lendemain, on nous a encore demandé de libérer les lieux. Même l’administratrice du marché n’intervient pas », ont-elles déploré.

Face à cette situation, ces femmes vendeuses lancent un appel solennel au président de la Republique, Mamadi Doumbouya.

 

 

« Nous demandons au président de nous venir en aide afin que le problème de places soit définitivement réglé pour les femmes vendeuses de la commune urbaine de Kindia. Nous voulons simplement écouler nos marchandises pour subvenir à nos besoins et soutenir nos enfants », ont-elles conclu.

 

Par MC, depuis Kindia, pour Lerenifleur224.com