Conakry : le CFPTIC et EDG lancent une formation des journalistes sur l’électricité et la lutte contre les dérives.
Le ministère de l’Information et de la Communication, à travers le Centre de Formation Professionnel en Techniques de l’Information et de la Communication, en collaboration avec la société Électricité de Guinée (EDG), a procédé ce lundi 22 décembre 2025 à Conakry, au lancement officiel d’une session de formation destinée aux professionnels des médias.
La cérémonie s’est déroulée en présence du représentant du ministre de l’Information et de la Communication, Fana Soumah, ainsi que du directeur général de l’Électricité de Guinée, Djibril Diallo.
Cette initiative vise à renforcer les capacités des journalistes sur les enjeux liés à l’électricité en Guinée, notamment la sensibilisation des populations, la lutte contre les pratiques frauduleuses et la compréhension des politiques publiques engagées par les autorités.
Prenant la parole, le directeur général du centre de formation, Djibril Diallo, est revenu sur le long parcours du pays en matière d’accès à l’électricité. Il a rappelé que pendant de nombreuses années, les Guinéens ont vécu dans l’obscurité, malgré le fait que la Guinée soit reconnue comme le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest. Selon lui, cette rareté de l’électricité a engendré des tensions sociales, marquées par des mouvements de protestation.

» Monsieur Barryest convaincu que pour la réussite de sa mission, l’information, la communication, la sensibilisation
restent des maillons, des leviers incontournables et indispensables
pour la compréhension des politiques publiques engagées par le gouvernement,
pour la lutte contre les dérives enregistrées dans le secteur, mais aussi pour la sécurité de la société. «
Directeur général de l’électricité de Guinée. Convaincu qu’il ne peut y avoir de développement sans électricité, le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a fait de l’électrification de la Guinée une priorité majeure, aussi bien pour la réussite de la transition que dans la perspective de l’ouverture de la sixième République. Dans ce cadre, l’électricité occupe une place centrale dans le dispositif institutionnel et juridique du pays. »à t’il déclaré
De son côté, le directeur général de l’EDG a souligné l’amélioration continue de l’accès à l’électricité observée ces dernières années, tout en mettant l’accent sur les défis persistants, notamment l’incivisme et la consommation illégale de l’électricité. Il a rappelé que l’électricité est un produit marchand qui a un coût, depuis sa production jusqu’à sa distribution et sa commercialisation, et qu’elle doit donc être payée par les consommateurs.
Il a également mis en garde contre les branchements clandestins, le contournement des compteurs et l’utilisation de réseaux parallèles, des pratiques prévues et punies par la loi.

» Quelqu’un qui voudrait bénéficier de l’exister gratuitement en utilisant un réseau clandestin, un réseau parallèle, un réseau illégal.Ce qui est prévu est puni par nos textes de loi, par le code pénal. Ça veut dire quoi ? Si vous n’avez pas un abonnement en bonne et due forme, vous êtes appréhendé par les services anti-fraude de l’EDG en rapport avec les autorités judiciaires, les autorités policières, vous êtes passible de peine d’emprisonnement parce que c’est prévu et puni par la loi. Lorsque vous avez un compteur à prépayement, vous bypassez le compteur. Lorsque vous avez un compteur à prépayement, pour vous éviter d’être compté dans l’électricité que vous utilisez, vous avez commis un délit qui peut vous amener à une condamnation pénale, mais aussi civile.

Au nom du ministre de l’Information et de la Communication, Mohamed kanta Soumah a salué l’initiative du Centre de formation et de l’EDG, qui vise à outiller les journalistes en techniques de lutte contre la corruption dans le secteur de l’électricité.
Par Mimi Bangoura, pour lerenifleur224.com