Kindia : Deux jeunes diplômés sans emploi se lancent dans la riziculture

L’agriculture est la pierre angulaire de tout développement économique. À Kindia, deux jeunes diplômés sans emploi l’un en biologie, l’autre infirmier d’État, tous deux formés à l’École nationale de santé ont décidé de se tourner vers la riziculture et le maraîchage, mus par une passion commune pour la terre. Un choix motivé par le désir de contribuer activement au développement de leur pays.

 

 

Cependant, dans la mise en œuvre de cette activité, ils se heurtent à de nombreuses difficultés, notamment le manque d’intrants agricoles adaptés et l’absence d’un accompagnement financier. Selon Lavilé Calvogui, l’un des deux jeunes, la jeunesse guinéenne a un rôle crucial à jouer dans la quête de la souveraineté alimentaire

« Nous sommes deux jeunes étudiants passionnés d’agriculture, engagés dans la riziculture et le maraîchage, non pas par défaut, mais par conviction. Nous croyons que la terre est une richesse, que l’agriculture est une solution, et que la jeunesse guinéenne peut être l’actrice principale de la souveraineté alimentaire dans notre pays. »

Avec très peu de moyens, mais une grande détermination, ces deux jeunes ont réussi à cultiver cette année plus d’un hectare et demi de riz.

 

 

« Nous avons cultivé un hectare et demi cette année, malgré nos moyens limités. Nous avons décidé de prendre notre avenir en main. Chaque jour, entre nos études et nos activités agricoles, nous travaillons la terre. Nous ne disposons pas de tout l’équipement nécessaire, ni de l’encadrement technique optimal, mais nous avons une vision claire : produire, nourrir et inspirer », a déclaré Lavilé Calvogui.

Poursuivant son intervention, Lavilé a lancé un appel au ministère de l’Agriculture, en particulier au Général Mamadi Doumbouya, ainsi qu’aux personnes de bonne volonté, pour un soutien financier et matériel :

« Dans un pays comme le nôtre, béni par la nature, l’agriculture ne doit plus être perçue comme une activité de survie, mais comme un levier stratégique de développement, d’autonomie économique, de stabilité sociale et de création d’emplois. C’est pourquoi nous sollicitons l’appui du ministère de l’Agriculture, notamment du Général Mamadi Doumbouya, ainsi que celui des personnes de bonne volonté, pour nous doter des intrants agricoles nécessaires afin de participer pleinement à la souveraineté alimentaire de notre pays. »

L’exemple de ces deux jeunes diplômés de Kindia prouve qu’avec de la volonté, de la passion et une vision claire, la jeunesse guinéenne peut jouer un rôle déterminant dans le développement agricole et la souveraineté alimentaire du pays. Leur initiative mérite d’être soutenue, encouragée et reproduite. Dans un contexte où le chômage des jeunes est une problématique majeure, l’agriculture apparaît non seulement comme une alternative viable, mais aussi comme une voie d’avenir pour bâtir une Guinée plus autonome, plus résiliente et plus prospère.

 

Par MC, depuis Kindia, pour Lerenifleur224.com