Elhadj Diango Cissé rappelle l’importance du 28 septembre 1958, 67 ans après le « Non » historique

Ce dimanche 28 septembre 2025 marque le 67e anniversaire du référendum historique du 28 septembre 1958, au cours duquel la Guinée vota massivement « Non » à la proposition de la Communauté française, affirmant ainsi sa volonté d’indépendance face à la colonisation. Pourtant, cette date fondatrice de l’histoire nationale demeure largement méconnue par une partie importante de la population, notamment la jeunesse.

Dans une interview exclusive accordée à notre correspondant régional à Kindia, Elhadj Diango Cissé, secrétaire fédéral du PDG-RDA, est revenu sur la portée de cette journée décisive.

 « Le 28 septembre a tout donné à ce pays, » affirme-t-il avec émotion. « C’est à travers une campagne coloniale que les Guinéens ont été appelés à choisir entre la coopération française et l’indépendance. Les dirigeants de l’époque ont mené une vaste campagne de sensibilisation pour appeler le peuple à voter Non à la domination coloniale. Ce Non, c’est lui qui a ouvert la voie à tout ce que la Guinée possède aujourd’hui. »

Selon lui, le peuple guinéen a su, ce jour-là, faire la différence avec d’autres pays africains toujours sous tutelle à l’époque. Il insiste sur l’importance de transmettre cette mémoire collective aux nouvelles générations.

« J’interpelle particulièrement la jeunesse guinéenne. Elle doit s’informer sur l’histoire de son pays. La Guinée a besoin de leaders bien informés, capables de comprendre le passé pour mieux construire l’avenir. Nous, à notre époque, avons été préparés dès l’école à comprendre ces enjeux, sans distinction d’ethnie ou de richesse. »

Elhadj Diango Cissé rappelle également les trois dates clés de la lutte pour l’indépendance :

25 août 1958 : arrivée du général de Gaulle à Conakry

28 septembre 1958 : date du référendum historique

2 octobre 1958 : proclamation officielle de l’indépendance de la Guinée.

Alors que la Guinée célèbre les 67 ans du référendum du 28 septembre, cette date mérite une reconnaissance plus large dans la conscience collective. Elle n’est pas seulement un moment de rupture avec le passé colonial, mais aussi le symbole d’un peuple qui a choisi la liberté au prix de l’incertitude. Aujourd’hui, le défi est de transmettre cet héritage historique aux jeunes générations, afin qu’elles comprennent la valeur de l’indépendance, non pas comme un acquis, mais comme un combat à entretenir.

 

 

 

Par MC, depuis Kindia.