À seulement 17 ans, Mariam N’Diaye, élève en classe de 8e année, a choisi une voie peu commune pour une jeune fille : la mécanique automobile. Pendant les vacances scolaires, elle troque ses cahiers contre des clés à molette, avec passion et détermination, malgré les moqueries de certaines camarades.

Rencontrée dans un garage de la ville de Labé, Mariam accepte de témoigner sans détour
« La mécanique est une passion que je nourris depuis mon enfance. Pendant les vacances, je viens au garage pour apprendre et travailler. Même si certaines amies se moquent de moi, cela ne me décourage pas. Je viens tous les jours. J’ai commencé l’année dernière et aujourd’hui, je sais déjà faire plusieurs choses. »
Mariam affirme pouvoir effectuer des tâches généralement réservées aux hommes dans ce secteur : vidanges, entretien moteur, réparations diverses… Elle insiste sur le soutien qu’elle reçoit au sein du garage
« Le responsable me traite sur un pied d’égalité avec les autres mécaniciens, hommes. Grâce à ce travail, je gagne un peu d’argent, ce qui m’aide à préparer la rentrée scolaire sans dépendre totalement de ma famille ou quémander auprès des hommes. »
Ses parents, loin d’être un frein, la soutiennent pleinement dans cette aventure

« Ils m’encouragent à continuer, malgré les moqueries. Je suis fière d’aimer ce métier. »
Si la mécanique a longtemps été considérée comme une profession exclusivement masculine, les choses commencent à évoluer à Labé. De plus en plus de jeunes filles s’intéressent aux métiers techniques et n’hésitent plus à s’y lancer, brisant ainsi les stéréotypes de genre encore très ancrés dans la société.
Par Thierno Chérif Souaré, depuis Labé, pour lerenifleur224.com