Une simple publication sur Facebook a suffi à raviver les débats déjà très vifs autour du référendum prévu ce 21 septembre en Guinée. Ce week-end, l’ancien Premier ministre Dr Bernard Goumou a lancé un sondage sur sa page personnelle, invitant ses abonnés à se prononcer pour ou contre le référendum. Résultat sans appel : une majorité écrasante pour le “NON”.
Mais ce qui aurait pu rester un simple exercice d’opinion citoyenne a rapidement pris une tournure politique. En effet, la sortie de Badra Koné, président de la Délégation spéciale de Matam, a semé le trouble chez de nombreux internautes. Dans une première réaction, il écrivait avec une pointe d’ironie :
« Bernard Goumou, qui est-il pour que son sondage prétende primer sur le référendum du 21 septembre 2025 ? Hahaha… décidément, trop d’émotions dans ce pays ! Allons au vote. »
Cette déclaration a été interprétée par certains comme une attaque personnelle contre l’ancien chef du gouvernement. Très vite, la polémique enfle. Mais Badra Koné, fidèle à son ton direct, décide d’éclaircir les choses dans une seconde publication :
« Lisez et comprenez avant d’agir ! Ce que je dis n’a rien à voir avec la personne de Monsieur Goumou. Je m’adresse à ceux qui veulent faire croire que son sondage serait au-dessus du vote prévu le 21 septembre 2025. C’est un citoyen libre, il a pleinement le droit de faire un sondage. Mais encore une fois, il n’est pas le peuple : sa volonté ne vaut que pour lui. » avait-il precisé
Cette mise au point a le mérite de recentrer le débat sur l’essentiel : le sondage, aussi viral soit-il, ne remplace en rien le vote officiel, prévu et encadré par la loi.
Et comme si l’affaire ne suffisait pas, un ultime rebondissement est venu sceller ce feuilleton numérique. Ce dimanche 14 septembre, Dr Bernard Goumou lui-même est sorti du silence pour confirmer les propos de Badra Koné.

« Hier déjà, j’avais affirmé un principe simple : tout citoyen est libre d’organiser un sondage sur sa propre page. Cela n’a rien à voir avec la journée officiellement dédiée à cet exercice, fixée au 21 septembre 2025 pour le vote du référendum. Et ce matin, Monsieur Goumou confirme exactement ce que j’avais dit. Comme pour dire : le Président de la Délégation Spéciale de Matam avait déjà mis le doigt sur la vérité. », a réagi un Badra Koné tout sourire.
Quand la vérité se confirm, c’est toute la mécanique politique et citoyenne qui se met en marche. Ce petit épisode rappelle que dans une démocratie, les opinions s’expriment librement, mais que seule l’urne tranche. En attendant le verdict du 21 septembre, un principe semble désormais acquis : un sondage sur Facebook n’est pas un référendum.
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