Célébrée chaque 10 août, la Journée africaine de la décentralisation, du développement local et de l’état civil a été observée en différé ce jeudi 14 août 2025 en Guinée. Dans la commune de Matam, l’événement a été marqué par une journée portes ouvertes, lancée par le directeur national adjoint des collectivités locales au ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Issiaga Sylla.

Placée sous le thème « Construire des communautés résilientes par la décentralisation inclusive et le développement équitable » et « Le Registre national de l’état civil comme fondement des infrastructures publiques numériques et des systèmes d’identité juridique numérique en Guinée », cette journée visait à sensibiliser les citoyens sur le rôle et les services de l’état civil, à encourager la participation communautaire et à promouvoir un développement harmonieux et inclusif.
Pour Issiaga Sylla, l’objectif est clair

« Il faut que les citoyens sachent quels sont les services qui existent dans les communes et qui sont à leur disposition. C’est pourquoi, pour la première fois, nous organisons cette initiative dans toutes les communes de Conakry, avant de l’étendre à l’ensemble du pays. La décentralisation, c’est le pouvoir local, le pouvoir de proximité. Cela signifie que le citoyen a un accès plus facile à la commune qu’aux autres services de l’État. »
Le président de la délégation spéciale de Matam, Aliou Badra Cheickna Koné, a rappelé l’importance de la décentralisation et de l’état civil

« La décentralisation donne aux territoires le pouvoir d’agir au plus près des populations. L’état civil, quant à lui, est la clé de l’existence légale de chaque personne. Sans un enregistrement fiable des naissances, mariages et décès, il est impossible de garantir pleinement l’accès aux services sociaux et de planifier efficacement les politiques publiques. »
Abdourahamane Keita, directeur de l’état civil de Matam, a présenté les statistiques récentes :
Naissances enregistrées (0 à 6 mois) : 6 500 déclarations, un record pour la commune.
Régularisations (6 ans et plus) : environ 35 000 documents.
Mariages enregistrés : 400 couples.
Faits divers et autres enregistrements : 112 222 personnes numérisées et inscrites dans le registre.

« Je peux vous rassurer que l’état civil fonctionne à merveille », a affirmé M. Keita.
Cette journée a connu une forte mobilisation des citoyens venus s’enregistrer ou effectuer diverses démarches administratives.
Par Ousmane Baldé, pour lerenifleur224.com