Incendie au marché de Madina « J’avais contracté un prêt de 500 millions » Témoigne une victime

Dans la nuit du mercredi 6 au jeudi 7 août 2025, un violent incendie a ravagé une partie du marché de Madina, à Conakry. Cette nouvelle tragédie, survenue au centre commercial Amacif, a détruit plus de quinze boutiques, réduisant à néant des années d’efforts pour de nombreux commerçants. Bien que l’on ne déplore aucune perte en vie humaine, les dégâts matériels sont considérables.

Parmi les victimes, Doussou Condé, commerçante de longue date, peine à trouver les mots face à l’ampleur des pertes. En larmes, elle confie

 

 

« J’ai perdu tout mon argent dans cet incendie. J’avais contracté un prêt de 500 millions que je remboursais à hauteur de 25 millions par mois. J’ai investi dans les glacières, les bols et autres ustensiles de cuisine. Tout le reste était gardé en liquide dans la boutique. Le stock à côté aussi est parti. J’ai tout perdu. L’argent des gens… comment m’en sortir ? »

Ce témoignage met en lumière la fragilité économique de milliers de commerçants qui, comme Doussou, vivent au rythme des imprévus et sans réelle protection. À chaque incendie, ce sont des dettes qui s’alourdissent, des familles plongées dans l’incertitude, et des rêves qui s’éteignent dans les flammes.

Le marché de Madina, véritable cœur économique de la Guinée, n’en est pas à sa première tragédie du genre. Mais face à la répétition de ces drames, les voix s’élèvent pour réclamer des mesures de prévention, une meilleure sécurité des installations, et surtout, un accompagnement digne pour les sinistrés. Car derrière chaque boutique brûlée, ce sont des vies brisées qu’il faudra reconstruire.

 

 

Le Renifleur