CAPA 2021 : Le Collectif des Victimes de l’examen dénonce un « aveu de faiblesse » et une « faute lourde » du Barreau de Guinée

Le Collectif des Victimes de l’Examen du C.A.P.A (session 2021) et d’un faux décret a tenu à réagir, dans un communiqué, à la récente sortie du Barreau de Guinée datée du 22 juillet 2025. Cette déclaration, selon le Collectif, vise à minimiser ou à discrréditer une contestation fondée, initiée depuis la publication des résultats d’admissibilité jusqu’à la découverte d’un décret présumé falsifié.

Dans sa communication, le Collectif rappelle qu’au moment des épreuves, aucun candidat n’aurait pu imaginer une telle violation des textes encadrant l’organisation du concours, encore moins de la part d’une institution censée incarner la crédibilité et la rigueur juridique aux yeux du peuple de Guinée.

Les griefs soulevés s’appuient sur des éléments concrets : le 28 octobre 2021, un document affichant les résultats des épreuves écrites est apparu sur le tableau de l’Ordre des Avocats. Ce document, selon le Collectif, ne comportait ni date ni référence, et ne présentait que des moyennes générales, sans détails sur les notes obtenues par chaque candidat. Une démarche contraire aux dispositions de l’article 17 du décret n°037 du 24 juillet 2008, qui impose la transparence dans la publication des résultats.

 

Par ailleurs, le Collectif évoque une note de service, n°004/BAT/OAG/2021 en date du 4 octobre 2021, qui instaurait deux jurys distincts : l’un composé de cinq (5) membres, l’autre de six (6). Or, l’article 24 du même décret stipule que le jury de l’examen du CAPA doit obligatoirement être composé de sept (7) membres. Ce manquement est qualifié par le Collectif de « violation manifeste » des textes réglementaires.

 

Ci-dessous le communiqué

 

LETTRE REPONSE AU COMMUNIQUE DU BARREAU

 

 

À travers ce communiqué, les plaignants estiment que la déclaration du Barreau de Guinée constitue à la fois un aveu de faiblesse et une faute grave. Ils appellent l’opinion publique à prendre la mesure de ce qu’ils considèrent comme un dysfonctionnement majeur dans l’organisation du concours de la session 2021.

 

 

Par Ousmane Baldé, pour lerenifleur224.com