Drogue Kush à Dixinn « Ce qui m’a poussée à vendre du Kush, c’est la pauvreté » confesse une mère de trois enfants arrêtée
Dans le cadre de l’opération Épervier (zéro kush), initiée par le Secrétariat général à la Présidence chargé des Services spéciaux de la lutte contre le crime organisé, les arrestations de femmes impliquées dans le trafic de drogue s’intensifient. Ce mardi 9 juillet 2025, une jeune femme de 23 ans a été présentée à la presse après son interpellation par les Services spéciaux dans la commune de Dixinn.
Identifiée comme Hawa Traoré, la jeune mère de trois enfants a reconnu sans détour les faits qui lui sont reprochés. Les larmes aux yeux, elle a expliqué que ses actes étaient dictés par la misère
« Ce qui m’a poussée à vendre du Kush, c’est la pauvreté. J’ai trois enfants et aucun moyen pour les nourrir. Je demande pardon aux autorités, car je sais qu’elles œuvrent pour notre bien-être. Je reconnais que cette drogue a été saisie sur moi à Dixinn. Honnêtement, j’ai oublié quand j’ai commencé à vendre, mais ça fait un moment déjà », a-t-elle confié.
Lors de cette arrestation, les agents des Services spéciaux ont retrouvé sur elle 43 doses de Kush soigneusement emballées dans un sachet plastique, ainsi qu’un montant de 986 000 francs guinéens, issu de la vente illicite, selon les autorités.
Le commissaire principal Soropogui Foromo, chef de la division de lutte contre la drogue et les faux médicaments, a précisé que cette drogue provenait d’un réseau actif entre la Guinée et la Sierra Leone.
« Elle a reconnu que la drogue était destinée à la vente et qu’elle lui avait été fournie depuis la Sierra Leone par un certain Mohamed, dont l’identité reste encore floue », a-t-il révélé.
Dans la même nuit, une autre opération a permis la saisie de 1,4 kg de Kush au quartier Boulbinet. Le suspect, cette fois, a réussi à prendre la fuite après avoir abandonné la drogue au sol. Les forces de l’ordre poursuivent les recherches pour le localiser.
S’agissant de la nature du produit saisi, le commissaire Soropogui a souligné :
« À l’origine, le Kush est une drogue naturelle. Mais les produits que nous saisissons ici sont souvent mélangés à des substances chimiques, ce qui les rend beaucoup plus dangereux. »
Les autorités guinéennes insistent sur leur volonté inébranlable de combattre ce fléau qui menace la jeunesse et la stabilité sociale du pays. L’opération Épervier se poursuit, avec une vigilance accrue dans toutes les communes de la capitale.
Lerenifleur224.com