Ce mardi 1er juillet, le quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4) a été officiellement lancé sur l’ensemble du territoire national. À Gbèssia, c’est au domicile du président de la délégation spéciale que le coup d’envoi de l’opération a été donné, en présence des autorités locales.
Dans son allocution, Bernadette Zogbili Soumaoro, Directrice communale du plan de Gbèssia, a expliqué les mécanismes de mise en œuvre du processus
« C’est un processus décennal qui permet d’avoir une estimation actualisée de la population. Le ministère du Plan et de la Coopération internationale, à travers l’Institut national de la statistique, a procédé à la formation de jeunes agents recrutés en ligne. À ce jour, 416 agents recenseurs ont été mobilisés, en plus de 122 chefs d’équipe, 8 contrôleurs et 1 coordonnateur. Tous seront déployés dès ce 1er juillet sur l’ensemble de la commune pour recueillir des données fiables. Nous demandons aux agents de faire preuve de loyauté et de civisme afin de garantir la qualité des résultats. Les agents passeront de ménage en ménage pour recenser les membres de chaque foyer. Les informations collectées seront transmises aux chefs d’équipe, puis au coordonnateur, avant d’être centralisées dans un serveur. À la fin, le rapport final sera soumis à l’État. Nous suivrons de près l’évolution des travaux. »
De son côté, El Hadji Cellou Sidibé, chef du quartier Tanènè Mosquée, a souligné l’importance de cette opération

« Ce recensement est fondamental pour le développement socio-économique de notre pays. Il permet d’obtenir des statistiques démographiques et économiques fiables, qui sont essentielles à une bonne planification. Je souhaite que le RGPH-4 de cette année 2025 se déroule dans de bonnes conditions, avec des résultats pertinents pour le bien-être du peuple guinéen. »
Quant à Mory Diakité, président de la délégation spéciale, il a lancé un appel à la population

« Je demande à toute la population de se faire recenser. Ce processus est crucial, car sans planification, il n’y a pas de statistiques fiables, et donc pas de développement. Je compte sur la mobilisation citoyenne et la coopération avec les agents recenseurs. »
Pour rappel, le RGPH permet d’évaluer les niveaux et tendances de la fécondité, de la mortalité, de la migration ainsi que l’accroissement naturel et global de la population. Il contribue également à une meilleure connaissance des caractéristiques sociodémographiques, économiques et culturelles de la population guinéenne, ainsi que de ses sous-composantes.
Par Bountou Sylla, pour lerenifleur224.com